Plein écran
© Getty Images/EyeEm

Règles zéro déchet: et si on se mettait à la culotte menstruelle?

Si l’initiative “zéro déchet” passe en premier lieu par la cuisine, nombreuses sont les femmes à également s’intéresser aux alternatives saines et durables en termes de protections hygiéniques. Et pourquoi pas essayer la culotte de règles? 

Briser le tabou. Mais aussi, permettre à toutes les femmes de disposer de protections hygiéniques. Tels sont les objectifs de la journée mondiale de l’hygiène menstruelle qui a lieu ce 28 mai. 

L’occasion également de réfléchir aux enjeux liés à l’impact environnemental ainsi qu’aux dangers des composants des protections hygiéniques classiques. Pour information, une femme utilisera au cours de sa vie plus de 10.000 protections périodiques et il faut plus de 500 ans pour qu’une protection intime se dégrade entièrement. 

De plus, s’il est une infection rare, le choc toxique staphylococcique menstruel mérite d’être pris en compte dans nos choix de protections hygiéniques. Il entraîne fièvre, éruptions cutanées, baisse de la tension et d’autres atteintes potentiellement graves (digestives, musculaires, rénales, etc.).

La culotte de règles, la solution?

Labellisés bio ou non, les tampons restent dangereux pour la santé. Tout comme les coupes menstruelles, petit recipient en forme d’entonnoir, utilisé comme protection hygiénique pour recueillir le flux menstruel. Tous deux ne mettent pas à l’abri du syndrome du choc toxique. 

Le fameux choc toxique est provoqué par une accumulation de sang dans le vagin, qui favoriserait le développement de la bactérie du staphylocoque. Alors quelle est la solution? 

Mieux vaut donc utiliser des protections hygiéniques qui permettent au sang de sortir du vagin et de ne pas y stagner. Certains avancent dès lors le nom de la culotte de règles, qui se présente comme une alternative saine et durable. Le principe est simple: le sous-vêtement dispose d’une partie absorbante au niveau de l’entrejambe pour éviter les fuites. Elle se porte en moyenne 12h en fonction du flux. 

Réutilisable durant 7 ans

Son grand avantage n’est autre que d’être réutilisable. Après la journée de règles, il suffit de la rincer à l’eau froide et de la mettre à la machine à 30°C ou alors de finir de la laver à la main avec du savon. 

On estime entre cinq et sept ans la durée de vie moyenne d’un slip de règles. Comme pour les culottes classiques, l’usure normale du tissu commencera à se faire sentir. Il suffirait de posséder quatre (au minimum) de ces sous-vêtements lavables et réutilisables pour couvrir un cycle. 

Économique

Chère à l’achat, la culotte de règles s’avèrent tout de même plutôt économique. Comptez une trentaine d’euros pour un slip lavable, contre cinq euros en moyenne pour une boîte de 22 tampons jetables. Des marques comme Thinx, Fempo ou encore Réjeanne en proposent plusieurs modèles correspondant aux différents flux possibles.

Attention toutefois à choisir vos culottes sans nanoparticules d’argent ou de cuivre, qui servent d’anti-bactérien et d’anti-odeur et qui sont suspectés d’avoir des effets inflammatoires, respiratoires, cardiovasculaires ou encore neurologiques.