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Tout le mois de janvier sans une goutte d'alcool: "C'est la pire période pour arrêter de boire"

Les derniers repas de fête vous pèsent encore sur l'estomac? Noël et le passage à l'an neuf sont prétextes à tous les excès. Notre estomac et notre foie sont mis à rude épreuve. Janvier a débuté, il est peut-être temps de reprendre de bonnes habitudes. En Angleterre, le Dry January a la cote depuis 2013.

Le principe est simple: il s'agit de ne pas boire d'alcool pendant le mois de janvier. On loue l'idée un peu partout sur le web. Le Huffington Post nous rappelle les bienfaits d'une diète sans alcool: une peau plus belle, une perte de poids, un sommeil réparateur, une belle énergie au réveil ou encore l'impression d'être plus efficace et moins déprimé.

L'Obs enfonce le clou de son côté en livrant un bilan du Dry January 2018 plus que positif. 88% de ceux qui ont relevé le défi ont économisé de l'argent, 71% ont dit avoir mieux dormi et 58% ont perdu du poids.

Autre raison de lever le pied sur l'alcool? L'abstinence temporaire incite à diminuer sa consommation de breuvages alcoolisés tout au long de l'année. Et ça, c'est une très bonne nouvelle pour la santé.

Pour vous soutenir durant le challenge, une application dédiée compte les calories et l'argent économisés grâce à votre abstinence et vous envoie des mails de soutien, entre autres.

The Guardian n'est malgré tout pas convaincu du tout par l'idée. Dans un article publié mercredi, on lit qu'entre le Brexit et la météo atroce des semaines à venir, les Britanniques ont toutes les raisons de boire un coup pour se réconforter. "C'est la pire période pour arrêter de boire. Je ne suis pas médecin", écrit Stuart Jeffries, "mais c'est sûrement une folie d'arrêter de prendre des antidépresseurs soudainement plutôt que de se sevrer en douceur. Il est donc insensé de renoncer à l'alcool en janvier si vous en buviez encore quelques heures plus tôt."

Le journaliste estime qu'on devrait plutôt s'engager à ne pas picoler en décembre. C'est là que réside le vrai challenge. "C'est là que nous devrions résister à la pression sociale liée à la consommation d'alcool." Pour lui, arrêter de boire après une période très alcoolisée, c'est l'équivalent en boissons d'un "régime yo-yo". Au lieu de "l'abstinence à court terme", il préconise "la voie de la modération". Et vous, de quel bord êtes-vous?