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Trier nos médicaments... et si on en réduisait d'abord notre consommation?

À l'heure du zéro déchet, de plus en plus de personnes accordent une attention particulière à leur consommation. Il n'est plus rare, maintenant, d'acheter en vrac ou de se rendre avec ses propres contenants chez le boucher et le poissonnier du coin. Mais en matière de médicaments? Sommes-nous aussi prévoyants?

Un constat alarmant

Les Belges sont de gros consommateurs de médicaments. En 2014, l'APB (association pharmaceutique belge) expliquait que la Belgique était le 3e pays plus grand consommateur d'antibiotiques du continent (utilisation supérieure de 40% à la moyenne européenne - juste derrière la Grèce et Chypre).

Toujours selon l'APB, notre pays se situerait même en tête de classement concernant la dépense médicamenteuse moyenne par habitant (550€ versus 350€ de moyenne européenne). Pouvons-nous faire un effort par rapport à cette consommation? La réponse est oui!

Une consommation raisonnée

Voici quelques idées pour réduire notre consommation...

Privilégier les mesures non médicamenteuses pour les petits bobos 
La société actuelle a trop souvent tendance à se ruer sur un médicament au moindre problème.

- Saviez-vous que reposer sa voix, boire un liquide chaud ou très froid, couvrir sa gorge à l'aide d'une écharpe ou éviter le tabac peut soulager un mal de gorge?
- Que le premier réflexe en cas de blessure est de laver la plaie à l'eau et au savon?
- Qu'en cas de rhume, un mouchage efficace reste le traitement de choix pour évacuer les virus?

Trop souvent, ces gestes simples suffisent à soulager les symptômes et à éviter l'usage des médicaments.

Favoriser les petits conditionnements
Lors de l'achat d'un médicament comme un antidouleur, un antispasmodique ou un antiémétique par exemples, privilégier les
boîtes avec un petit nombre de comprimés. Accumuler les fonds de boîte dans sa pharmacie? C'est le risque de se retrouver avec de nombreux médicaments périmés.

Acheter la quantité juste
Prenons l'exemple des crèmes solaires. Bien souvent, la fin des pots termine à la poubelle. Pour éviter le gaspillage, demandez conseil à votre
pharmacien. Il analysera la quantité à acheter en fonction de vos besoins.

Ne pas être "trop" prévoyant
Nos pharmacies personnelles sont remplies de "au cas où". On est d'accord, mieux vaut toujours avoir un antidouleur à portée de main plutôt
que de devoir courir à la pharmacie quand le mal se fait sentir. Mais bien souvent, on ne sait plus trop où on en est dans les stocks, les comprimés se perdent et il est bien plus facile d'aller racheter une boîte pour "être sûr". Pas bon pour le portefeuille ni pour la planète!

Les médicaments sont des produits consommables et possèdent une
date de péremption. L'idéal est donc de réfléchir à sa consommation: avoir une base de médicaments dans sa pharmacie personnelle, "suivre les stocks" et ne pas acheter de façon déraisonnée.

Et les médicaments périmés, on en fait quoi?

Une bonne gestion de sa pharmacie passe aussi par une bonne gestion des périmés. Les comprimés, suppositoires et gélules doivent être rapportés chez le pharmacien tout comme les restes de sirop ou autres médicaments liquides (gouttes pour le nez, pour les yeux). Les patchs non utilisés, les tubes de pommade entamés ou les restes de sprays ou aérosols seront, eux aussi, repris à l'officine.

Attention, toutes les boîtes et notices doivent être jetées, au
préalable, dans la poubelle à cartons.

En Flandre, les restes de cosmétiques (crèmes solaires, lait pour le corps,...) sont à rapporter au parc à conteneurs le plus proche. En Wallonie, les vieux cosmétiques finissent dans la poubelle à ordures ménagères.

Les aiguilles doivent être empaquetées dans un conteneur spécifique (en vente chez votre pharmacien) et apportées au parc à conteneurs. C'est là aussi qu'on apportera nos vieilles radiographies.

Les compléments alimentaires à base de plantes, les vitamines et l'alimentation particulière (comme le lait pour bébé) seront jetés dans la poubelle classique.