Un psychopathe sommeille en chacun de nous

Contraindre les lève-tôt et les couche-tard à adopter des horaires contre-nature peut sérieusement affecter leur humeur et leur comportement. 

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Illustration © Getty Images

Chaque personne possède son propre rythme circadien, son horloge interne qui régule son état de veille et de sommeil. Les uns se lèvent tôt et démontrent leur efficacité le matin. Les autres peinent à se réveiller mais se montrent plus productifs dans le courant de la journée, voire le soir. Or, la plupart des travailleurs doivent respecter un modèle horaire imposé qui favorise très largement les premiers cités. 

Plaidoyer pour des horaires flexibles

Selon la journaliste scientifique Linda Geddes, il est temps d’en finir avec ce modèle afin d’offrir des horaires flexibles mieux adaptés au potentiel de l’individu, et ce pour “améliorer la productivité de tous et l’humeur de chacun”. “Une telle approche pourrait créer un cadre de travail plus harmonieux et plus moral”, a-t-elle défendu dans son discours prononcé lors du Hay Festival, relatent le Guardian et Slate

Un “psychopathe” mal réveillé

Lorsqu'une personne éveillée ressent l’envie de dormir, sa morale en est perturbée: “Des recherches suggèrent que vous êtes plus enclin à adopter un comportement contraire à l’éthique, voire déviant, à céder à la méchanceté, à l’intimidation”, précise Linda Geddes. Un psychopathe sommeillerait-il en chacun de nous? Une autre étude sur la privation de sommeil va en tout cas également dans le même sens et démontre un impact sur le cortex cérébral, responsable du contrôle de soi. 

Encore faut-il savoir si l’on est du soir ou du matin: faites le test !