Une journaliste diffuse sa mammographie en direct et apprend qu’elle souffre d’un cancer

Ali Meyer, journaliste pour une chaîne de télévision américaine, a fait sa première mammographie peu après ses 40 ans. C’était il y a un an et elle avait accepté de diffuser l’examen en direct sur Facebook. Six jours plus tard, on lui diagnostiquait un cancer du sein. Ali Meyer, présentatrice sur KFOR, a appris qu’elle souffrait d’un cancer au stade précoce et donc parfaitement traitable.

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La journaliste est malgré tout tombée de haut. Elle n’a aucun antécédent de cancer du sein dans sa famille, elle a un mode de vie sain et elle n’a jamais senti de masse suspecte. Le diagnostic l’a laissée sous le choc. “J’étais en colère”, confie-t-elle, un an plus tard. “Quel est l’intérêt de manger sainement, de ne jamais fumer une seule cigarette, si c’est pour se retrouver avec quelque chose comme ça?”

Maman de quatre enfants, Ali Meyer pensait que son cancer était assez précoce pour échapper à la mastectomie. “J’ai consulté plusieurs médecins pour trouver quelqu’un qui me dirait que je ne devrais pas subir de mastectomie. J’ai le meilleur cancer possible au stade 0, il est non invasif, mais je dois faire enlever tout mon sein? C’était difficile pour moi de comprendre ça.”

Au cours de ses investigations, elle a appris que la zone du cancer, la taille du sein, l’âge, les antécédents génétiques peuvent influencer la décision de subir une mastectomie. “C’était comme une mutilation forcée”, dit-elle. “Comme si le cancer me volait une partie de mon corps.”

Ali Meyer vit désormais avec la peur que son cancer revienne. Elle espère que son histoire va inciter les femmes à faire une mammographie au plus vite. “Vous savez ainsi que vous allez bien. Et si vous avez un cancer, vous le détectez au stade précoce, c’est un avantage énorme.”