Plein écran
Bob Schwartz ne dort que 4 heures par nuit à cause d'un problème urinaire inconnu. © iStock

Après avoir consulté plus de 100 docteurs, il ne sait toujours pas de quoi il souffre

Depuis 2016, Bob Schwartz souffre d’insomnie. Chaque nuit, cet Américain de 59 ans se lève toutes les 90 minutes pour aller aux toilettes. En plus de ce problème urinaire nocturne, il souffre également d’hypertension artérielle, de troubles digestifs chroniques, de graves déséquilibres hormonaux et d’une perte de masse musculaire. Au total, Bob a consulté plus de 100 médecins qui ont tous été incapables de diagnostiquer la maladie qui le ronge. 

Toutes les nuits, Bob Schwartz, un avocat à la retraite de Detroit, aux États-Unis, se lève après une heure et demie de sommeil pour uriner durant de très longues minutes. Épuisé, cet homme de 59 ans ne dort pas plus de quatre heures par nuit depuis maintenant trois ans. Il souffre également d’une accumulation de liquide dans le tissu conjonctif, d’un grave déséquilibre hormonal et d’une perte de masse musculaire. 

Depuis 2016, Bob a consulté plus d’une centaine de médecins qui ne savent toujours pas de quelle maladie il souffre exactement. L’automne dernier, il a été admis au “Programme des maladies non diagnostiquées” des Instituts américains de la santé (NIH), qui a été spécialement créé pour diagnostiquer les cas les plus inexplicables. Mais même là, l’homme n’a obtenu aucune réponse. Les spécialistes ont constaté que ses veines étaient extrêmement dilatées et extensibles, mais ils ne savent pas ce qui a pu causer un tel effet ni quel traitement pourrait régler ce problème. Et ils n’ont jamais vu de cas similaire.

Modèle

Avant, Bob Schwartz était pourtant “l’incarnation de la bonne santé”, comme il le dit lui-même. Végétarien depuis l'école secondaire, il n’a jamais fumé ni bu d’alcool. Fan de sport, il courait 15 kilomètres par jour et jouait au basket. En 2007, il a pris sa retraite et a fondé une association sans but lucratif pour venir en aide aux gens dans le besoin, avec son épouse Robin. Mais neuf ans plus tard, il a soudainement commencé à se sentir très fatigué. “Je me suis juste dit que je devenais vieux”, a-t-il confié au Washington Post. Mais son état s’est rapidement détérioré. 

Son “problème urinaire” est apparu en 2017. Il n’urinait pas de la journée, mais une fois couché, il devait se précipiter aux toilettes, pour évacuer jusqu’à 1,5 litre d'urine. Sa tension artérielle a également rapidement augmenté. Malgré de nombreuses consultations, personne n’est encore parvenu à résoudre ce mystère médical. 

Génétique

Les médecins se penchent actuellement sur l’ADN de Bob. Selon Donna Novacic, l’une des spécialistes des NIH, la cause sous-jacente de cette maladie pourrait en effet être génétique. “Certains cas ne sont résolus que des années plus tard”, a-t-elle confié au Washington Post.

 Pour l’instant, Bob est obligé de porter des vêtements de compression spéciaux pour soutenir ses veines. Il garde toutefois l’espoir que des médecins finissent par trouver de quoi il souffre exactement, et se console en se disant qu’il fait “tout ce qui est humainement possible pour trouver une réponse”. 

  1. Appel aux dons pour la petite Zoélia,  atteinte d'une maladie rare

    Appel aux dons pour la petite Zoélia, atteinte d'une maladie rare

    La petite Zoélia, deux ans et demi, est atteinte de la maladie de Tay-Sachs, une maladie neurodégénérative rare pour laquelle il n’existe aucun traitement. Inspirés par l’élan de solidarité pour la petite Pia, les parents de Zoélia font également un appel aux dons afin de récolter assez d’argent pour participer à des essais cliniques aux États-Unis dans l’espoir de rallonger voire sauver la vie de leur enfant.
  2. Le recours aux drains en cas d’otites chroniques est-il trop systématique?

    Le recours aux drains en cas d’otites chroniques est-il trop systémati­que?

    La Mutualité chrétienne (MC) met en garde mercredi sur le taux élevé de poses de drains auriculaires chez les enfants souffrant d'otites à répétition, alors que "cette opération chirurgicale est souvent inutile et présente des risques liés à l'intervention sous anesthésie générale". Elle appelle dès lors le corps médical ainsi que les parents à réfléchir à deux fois avant de privilégier un tel traitement.