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Photo d'illustration. © Getty Images

Elle entend en permanence des coups de feu à cause du “syndrome de la tête qui explose”

Une habitante du New Jersey, aux États-Unis, est atteinte d'un syndrome très rare et peu connu. Cette femme entend des bruits de coups de feu dans son sommeil. 

Au moment de s’endormir, certaines personnes entendent des coups de feu, des explosions ou des cris. Pourtant, rien de tout cela n’est réel. C’est le cas de Jill Lafferty. En pleine nuit, cette femme de 64 ans a contacté la police pour lui signaler qu’elle avait entendu des coups de feu à plusieurs reprises. Mais lorsque les forces de l’ordre sont arrivées sur place, ils n'ont rien constaté. Et pour cause, les bruits provenaient directement de la tête de la retraitée. 

Jill Lafferty est atteinte du syndrome “de la tête qui explose”, un trouble du sommeil qui survient lors de la transition veille/sommeil. Les personnes atteintes souffrent d’hallucinations sonores ou même visuelles qui les réveillent. Elles entendent des bruits assourdissants et/ou peuvent être éblouies. Des phénomènes qui provoquent peur, stress et confusion, précise le Figaro.

“Je pensais que je perdais la raison”

“C’est extrêmement effrayant. Lorsque vous vous endormez, vous entendez un gros coup de feu dans votre oreille, et vous sautez au plafond. C’est la sensation la plus bizarre que j’ai vécue dans ma vie. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point c’est fort”, a confié Jill Lafferty au New York Post. 

L’hématologue à la retraite a entendu ces bruits pour la première fois en 2017. “Je pensais que je perdais la raison. Puis c’est arrivé encore et encore. J’ai réalisé que tout cela était dans ma tête parce que personne d’autre ne l’entendait”, a-t-elle déclaré.

Le syndrome de “la tête qui explose” a été découvert il y a un siècle environ mais les connaissances sont limitées car ce trouble est rare et les cas recensés sont tous différents. Malheureusement, aucun traitement n’existe. Seuls certains antidépresseurs, de la méditation et de la relaxation sont conseillés par les chercheurs. Pour se rassurer, la sexagénaire a intégré un groupe de soutien.