Hôpital Saint-Pierre à Bruxelles
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Hôpital Saint-Pierre à Bruxelles © Marc Baert

Fausse alerte au coronavirus à l’hôpital Saint-Pierre à Bruxelles, trois cas confirmés en France

Mise à jourL’homme hospitalisé à l’hôpital Saint-Pierre à Bruxelles et qui présentait des signes probables de coronavirus n’est pas atteint par le virus, affirme le virologue Marc Van Ranst. Une information confirmé à la fois par l’hôpital et par Maggie De Block. Par ailleurs, trois cas du nouveau coronavirus chinois ont eux été “confirmés” en France, sur des patients hospitalisés à Paris et Bordeaux, ont annoncé vendredi soir les autorités sanitaires françaises, soulignant qu’il s’agissait des “premiers cas européens”.

Un patient a été admis à l’hôpital Saint-Pierre, à Bruxelles et on le craignait atteint par le coronavirus, avait  indiqué l’hôpital samedi. Ce patient avait été isolé et toutes les mesures de précaution prises pour éviter toute contamination potentielle mais les résultats de ses analyses se sont révélés négatifs. “Le diagnostic par analyse de sang vient d’être posé et il s’agit d’une grippe et non d’un coronavirus”, a finalement indiqué l’hôpital peu après 12h30. “La prise en charge s’est déroulée dans les règles de l’art avec mise en place immédiate de toutes les précautions nécessaires pour éviter une contamination du personnel et des autres patients.”

Maggie De Block a elle aussi rapidement rassuré la population sur Twitter, précisant que “le patient ne souffre heureusement que d'une grippe saisonnière” et que les “procédures fonctionnnent très bien”. Et d’ajouter que le SPF Santé publique suit la situation en continu pour intervenir immédiatement si nécessaire.

Selon les pompiers de Bruxelles, deux patients asiatiques se sont présentés à l’hôpital, qui présentaient eux aussi les symptômes du virus mais il aurait rapidement été déterminé que ce n’était pas le cas. L’hôpital Saint-Pierre ne confirme toutefois pas cette information. 

Le SPF Santé publique confirme, via sa porte-parole, qu'il ne s’agissait pas du coronavirus mais les hôpitaux du pays seraient parfaitement prêts à agir face à tout cas avéré.

France: trois cas confirmés

Les trois patients hospitalisés, dont deux au moins s’étaient rendus en Chine, ont été placés en isolement. “Nous sommes en train de remonter l’histoire de ces patients positifs de façon à rentrer en contact avec les personnes qu’ils ont croisées”, avait expliqué la ministre de la Santé Agnès Buzyn en annonçant les deux premiers cas lors d’un point presse, notant que la période d’incubation était probablement “autour de 7 jours, entre 2 et 12 jours”.

Le troisième, “proche parent de l’un des cas, qui était en cours d’investigation, vient d’être confirmé”, a indiqué le ministère plus tard dans la soirée.

“Nous avons aujourd’hui les premiers cas européens, probablement parce que nous avons mis au point le test très rapidement et que nous sommes capables de les identifier”, a estimé la ministre.

Traiter l'épidémie comme on traite un incendie

“Il faut traiter une épidémie comme on traite un incendie, très vite repérer la source” et le “circonscrire le plus vite possible” a-t-elle encore déclaré.

Les personnes avec qui les patients positifs au coronavirus ont été en contact doivent ainsi “prendre leur température plusieurs fois par jour, contacter le centre 15 en cas de symptôme et rester chez eux pour l’instant pour éviter tout contact ultérieur qui favoriserait la propagation du virus”, a insisté la ministre, appelant à ne pas se rendre aux urgences en cas de symptômes.

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© REUTERS

Le premier patient, âgé de 48 ans, est revenu le 22 janvier en France après “quelques jours” en Chine où il est notamment “passé par Wuhan”, et a été hospitalisé jeudi à Bordeaux, a précisé Mme Buzyn. “Il va bien”, a-t-elle assuré.

Le patient est pris en charge au CHU Pellegrin “dans une chambre isolée par des équipes médicales spécialisées dont la compétence en maladies infectieuses est internationalement reconnue”, a fait savoir dans un communiqué à l’AFP le centre hospitalier, précisant qu’il “poursuit son fonctionnement normal” sans perturbation pour “l’accueil des patients”.

“Les professionnels de santé” du service “suivent les protocoles de protection en vigueur en portant (...) gants, masque et vêtements adaptés”, a-t-il souligné.

Protocole d’urgence absolue

Le patient, un Bordelais originaire de Chine, qui s’était présenté jeudi à SOS-Médecins avec toux et fièvre, a été pris en charge selon un protocole d’”urgence absolue”, avec confinement, port de masques et appel au 15 avant son transfert à l’hôpital, a relaté à l’AFP le porte-parole de SOS Médecins Bordeaux, Dr Karl Moliexe.

“Du fait de notre fonctionnement, sur rendez-vous, il a croisé peu de monde dans la salle d’attente, moins de 10 personnes et se tenait lui-même à l’écart. Le risque pour les autres patients est quasi-nul”, a-t-il assuré.

Selon le médecin, le patient en provenance du Wuhan se trouvait en France depuis “au maximum 24 heures” et avait transité par les Pays-Bas.

La ministre, qui a indiqué avoir eu l’information sur le second cas positif juste avant le point presse, n’a pas été en mesure de donner de détails sur le patient, indiquant toutefois qu’il était allé en Chine et qu’il était hospitalisé à l’hôpital Bichat à Paris.

Mme Buzyn a noté qu’il n’était pas possible de contrôler les “multiples voies” pour revenir de Chine: “on voit bien la difficulté dans un monde comme le nôtre de fermer les frontières, ça n’est en réalité pas possible”.

“Pour les voyageurs qui rentrent de Chine, il est important de se surveiller, et au moindre signe respiratoire ou si on a de la fièvre, il ne faut pas aller aux urgences, il faut appeler le centre 15 qui vient chercher le patient”, a-t-elle insisté.

L’armée déployée à Wuhan

La Chine a intensifié ses efforts pour contenir la propagation d’un nouveau virus tueur avec le confinement de plus de millions de personnes. D’autre part Quatre-cent-cinquante médecins et autre personnel médical de l’Armée populaire de libération (APL) sont arrivés par avion à Wuhan (centre de la Chine) pour participer à la lutte contre le nouveau coronavirus, a annoncé samedi l’agence Chine nouvelle.

Certains d’entre eux ont l’expérience de la lutte contre le virus Ebola et le Sras, un virus similaire au coronavirus qui a contaminé depuis décembre près de 1.300 de personnes et fait 41 morts dans toute la Chine, a précisé l’agence de presse officielle.

La quasi-totalité des victimes ont succombé à Wuhan ou dans sa province, le Hubei. Le virus a voyagé ailleurs en Asie et a gagné la France et les Etats-Unis. Dans l’espoir d’enrayer la contagion, le régime communiste a placé de facto jeudi la ville de 11 millions d’habitants en quarantaine. Plus personne n’est autorisé à quitter la ville. D’autres communes de la région ont pris des mesures similaires, bouclant au total plus de 40 millions d’habitants.

Chine nouvelle a précisé que les militaires, qui appartiennent aux armées de terre, de l’air et à la marine, étaient arrivés vendredi soir. Ils doivent être répartis dans les hôpitaux de la ville qui accueillent un grand nombre de patients de la pneumonie virale. Parmi eux figurent des spécialistes des maladies respiratoires et infectieuses, des maladies nosocomiales et des soins intensifs, selon l’agence.

Sur le total des malades, 237 sont dans un état critique, d’après les chiffres officiels. Le bilan officiel de la maladie causée par ce coronavirus apparu en décembre sur un marché de Wuhan, une ville du centre de la Chine, s’est encore aggravé vendredi, avec 26 morts.

Et ailleurs?

Voici la liste des pays qui ont annoncé des cas de maladie due au coronavirus semblable au Sras depuis sa propagation à partir de Wuhan, dans le centre-est de la Chine, où il a fait son apparition en décembre.

Au total, près de 900 personnes ont été contaminées, pour l’essentiel en Chine, dont 26 sont mortes, selon le dernier bilan officiel en date.

Le premier cas de contamination au coronavirus provenant de Chine a été confirmé en Australie, a déclaré samedi la ministre de la Santé de l'État de Victoria, Jenny Mikakos. Il s’agit d’un ressortissant chinois âgé d’une cinquantaine d’années qui s’est rendu à Wuhan avant de revenir à Melbourne le 19 janvier, a indiqué la ministre lors d’une conférence de presse. Son état est stable et il a été isolé pour bénéficier d’un traitement. “Il est important de souligner qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer au sein de la communauté”, a jouté Mme Mikakos. Sept autres personnes sont surveillées.

Le premier cas en Corée du Sud est celui d’une Chinoise de 35 ans arrivée le 19 janvier à Séoul en avion de Wuhan.

Un cinquantenaire qui travaillait à Wuhan a lui aussi été testé positif.

Le virus s’installe aux Etats-Unis aussi. Un homme d’une trentaine d’années ayant séjourné dans la région de Wuhan a été hospitalisé non loin de Seattle (côte ouest), où il était retourné le 15 janvier, ont annoncé le 21 janvier les autorités. Il avait contacté de lui-même les services de santé le 19 janvier, après l’apparition de symptômes. Son état est jugé satisfaisant.

Un deuxième cas a été enregistré le 24 janvier, celui d’une sexagénaire arrivée de Wuhan le 13 janvier et habitant Chicago. “Elle se porte bien cliniquement”, d’après les autorités sanitaires locales.

Le premier cas au Japon est celui d’un trentenaire qui a dû être hospitalisé le 10 janvier pour une forte fièvre et d’autres symptômes. Il était rentré quelques jours plus tôt d’un séjour à Wuhan.

Un deuxième cas a été été annoncé le 24 janvier, un quadragénaire qui réside à Wuhan, arrivé le 19 dans l’archipel nippon et qui avait “ressenti de la fièvre le 14 janvier.

Un premier cas a été annoncé le 24 janvier au Népal, un étudiant de retour le 9 janvier de Wuhan

Singapour a annoncé le 23 janvier le premier cas de coronavirus, un homme de 66 ans arrivé de Wuhan trois jours plus tôt avec de la fièvre et toussant.

Son fils de 37 ans, qui l’accompagnait, a aussi été testé positif.

Tout comme une habitante de Wuhan âgée de 52 ans arrivée le 21 janvier.

Le premier cas enregistré à Taïwan est celui d’une femme d’une cinquantaine d’années arrivée le 20 janvier en provenance de Wuhan, où elle habite, en proie à de la fièvre, toussant et la gorge douloureuse à l’aéroport de Taoyuan de la capitale Taïpeï.

Le premier cas de contamination en dehors de la Chine a été identifié en Thaïlande le 8 janvier : il s’agit d’une femme revenant d’un voyage à Wuhan.

Trois autres cas ont depuis été enregistrés, ce qui porte le total à quatre : trois Chinois de Wuhan et une Thaïlandaise qui avait séjourné dans cette ville.

Deux des Chinois ont été guéris et sont rentrés dans leur pays.

Deux Chinois, un homme arrivé le 13 janvier en provenance de Wuhan et son fils habitant à Ho Chi Minh-Ville, dans le sud du Vietnam, qu’il a ensuite contaminé, ont été hospitalisés, respectivement les 17 et 18 janvier, sur le territoire vietnamien après avoir été testés positifs au coronavirus, ont annoncé le 23 janvier les autorités.

Deux personnes ayant séjourné à Wuhan ont été testées positives à Hong Kong, où elles ont été hospitalisées. Hong Kong a décrété samedi le niveau d’alerte sanitaire maximal sur son territoire afin de renforcer les mesures de lutte contre la propagation de l’épidémie. “Je relève aujourd’hui le niveau de réponse à la catégorie ‘urgence’”, a annoncé aux journalistes la cheffe de l’exécutif local, Carrie Lam.

Les autorités de Macao ont annoncé le 22 janvier un premier cas confirmé dans cette région semi-autonome chinoise du coronavirus, une femme d’affaires de 52 ans qui était arrivée trois jours plus tôt en train de la ville voisine chinoise de Zhuhai.

Un deuxième cas a depuis été enregistré.

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