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L'absentéisme des patients: un “cancer” que les praticiens veulent éradiquer

Sur cent patients qui prennent rendez-vous auprès d'un praticien, huit ne se présentent pas sans avoir annulé au préalable. L'enquête, publiée lundi par le Syndicat neutre pour indépendants (SNI), expose les désagréments que cela cause aux professionnels de la santé, et appelle à un cadre juridique plus clair concernant les indemnisations.

Ce phénomène en croissance - seulement 5 % en 2017 - coûte du temps et de l'argent aux différents praticiens. Problème pour le SNI : le code de déontologie médicale ne propose qu'un cadre trop vague concernant les dédommagements. Ce sont principalement le flou autour du montant à exiger et la faiblesse coercitive du système qui sont en ligne de mire. Quatre médecins sur dix ne demandent pas d'indemnités parce qu'ils craignent de perdre le patient, ou que celui-ci ne paiera tout simplement pas. 

“Conscientisation des patients”

L'Association belge des Syndicats médicaux (ABSyM) abonde en ce sens. "Il semble qu'un travail de conscientisation des patients doive être fait, par le médecin au rendez-vous suivant l'absence ou, pourquoi pas, via une campagne nationale de sensibilisation", selon le Dr Philippe Devos, président de l'ABSyM.

Avis de l’Ordre des médecins

L'Ordre des médecins (l'organisme chargé de veiller au respect de la déontologie médicale), en revanche, se dit satisfait de la situation actuelle. L'option d'une règle générale et unique ne convainc pas. En tout cas, "une telle réflexion doit être faite avec bien évidemment l'Inami, mais aussi les organismes assureurs et les associations de patients ", conclut le Dr Rombouts, vice-président de l'Ordre des médecins.

“Ni possible ni souhaitable”

Du côté du cabinet de la ministre de la Santé publique Maggie De Block, on estime également "qu'on ne peut pas tout fixer dans des règles et des lois" et que cela ne serait "ni possible ni souhaitable". Le cabinet pointe que cela "impliquerait une nouvelle augmentation de la charge administrative" et qu'il s'agit finalement d'une question de respect entre toutes les parties. "S'il s'avère qu'il y a un manque de respect, l'une ou l'autre partie peut mettre fin à la relation médecin-patient", conclut-on.

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