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L’entretien intensif des mains, l’autre souffrance du personnel soignant

Des dizaines de lavages chaque jour, cumulés au recours systématique au gel hydroalcoolique: les mains du personnel soignant sont mises à rude épreuve depuis le début de l’épidémie. 

Aide-soignante dans un hôpital de Corbeil-Essonnes (Île-de-France), Marlène se lave les mains “une trentaine de fois” par jour, “voire plus”, confie-t-elle au Parisien. L’utilisation intensive de savon et de gel hydroalcoolique commence à produire des conséquences visibles et douloureuses sur les mains du personnel soignant: rougeurs, démangeaisons, allergie, voire une “sensation de brûlure” similaire à celle d’un coup de soleil. 

Certaines infirmières appliquent des émulsions indiquées pour le traitement des brûlures et se bandent carrément les mains le soir pour apaiser la peau meurtrie. Les crèmes hydratantes soulagent quelque peu mais elles n’ont malheureusement pas souvent “le temps d’agir” entre deux lavages. 

“Je me demande si je ne vais pas garder des marques toute ma vie”, constate quant à elle Cindy, également aide-soignante. Le savon des hôpitaux s’avère, en outre, particulièrement corrosif: “Il doit contenir des composants spéciaux pour que ça désinfecte. Et ça abîme”, précise-t-elle. 

Sensibilisées sur les réseaux sociaux, par les professionnels et du secteur et des blogueuses, plusieurs marques de crèmes hydratantes ont répondu à l’appel. “Nocibé et L’Occitane ont ainsi offert 25.000 crèmes” aux hôpitaux de France, relate Le Parisien. Les laboratoires Pierre Fabre, La Roche/Posay et Bioderma ont également participé spontanément au mouvement. 

Les infirmières restent toutefois philosophes et fatalistes face à la situation. Elles n”ont guère le choix: “On serre les dents… et on se gratte. Parce que ça démange vraiment!”, conclut Cindy. 

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