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© Getty Images/iStockphoto

La limite ultime de l'endurance humaine enfin révélée

Du coureur à la femme enceinte, nous nous heurtons tous à la même barrière physique. L’homme a tenté de repousser les limites du corps humain en participant à des compétitions exemplaires comme le Tour de France ou le triathlon Ironman d’Hawaï. Une étude dévoile que notre limite n’a aucun rapport avec notre cerveau ou nos muscles. Tout dépendrait de notre métabolisme.

Des scientifiques britanniques et américains se sont penchés sur les consommations d’énergies des athlètes qui se lancent dans des compétitions de haut niveau. 

Le métabolisme

Les chercheurs ont compris que la limite qu’un corps peut supporter est liée à son métabolisme. C’est-à-dire une série de processus chimiques qui se déroulent dans chaque cellule du corps, afin de convertir les calories des aliments que nous consommons en carburant.

Le plafond se situerait à 2,5 fois le taux métabolique du corps au repos, soit 4.000 calories par jour pour une personne moyenne. Cette limite serait la même pour tout le monde. 

Le corps s’adapte

Les chercheurs ont étudié le métabolisme d’athlètes parcourant la Race Across the USA 2015. Cette course s’étend sur 5.000 kilomètres, de la Californie à l'État de Washington et dure 140 jours. Les résultats ont montré que les coureurs brûlaient un taux élevé de calories au début, pour finalement redescendre à 2,5 fois leur métabolisme au repos. Ils ont maintenu ce cap jusqu’à la fin. 

Ces résultats démontrent que le corps est capable de réduire son métabolisme pour rester à un niveau d’effort réalisable et tolérable. Si les athlètes avaient poursuivi leur course au même rythme qu’au départ, ils n’auraient jamais pu dépasser la moitié de la course. 

Citation

Vous pouvez faire un sprint sur 100 mètres, mais vous pouvez aussi faire du jogging sur des kilomètres. Il s'agit d’un parfait exemple de consommati­on d'énergie contrôlée. Le corps est limité dans sa capacité à maintenir des niveaux extrêmement élevés de consommati­on d'énergie pendant une longue période.

Caitlin Thurber, de l’Université de Duke

Lors d'évènements plus courts, le corps peut puiser dans ses propres ressources, en brûlant de la graisse ou de la masse musculaire. Mais dans les événements extrêmes aux limites de l’épuisement humain, le corps doit équilibrer sa consommation d’énergie, affirment les chercheurs. Les activités très intenses doivent donc être limitées dans la durée.

Le rôle des muscles et de la température

En étudiant des événements qui se sont déroulés en hiver, comme une course de chiens de traineau, ou en été, comme le Tour de France, les scientifiques ont compris que la température n’avait aucun impact sur notre résistance.

Il est également frappant de constater que les femmes enceintes vivraient à la limite de ce que le corps humain est capable de supporter. Leur consommation d’énergie est environ 2,2 fois supérieure au métabolisme au repos, un taux à peine inférieur à celui des athlètes. Cela indique que la limite physique est indépendante des muscles ou des organes impliqués dans l’activité.

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