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Les hommes ne devraient pas boire d’alcool au moins six mois avant la conception d’un enfant © Thinkstock

Les futurs pères aussi devraient arrêter l'alcool

Une nouvelle étude a établi un lien entre les malformations cardiaques congénitales d’un bébé et la consommation d’alcool de ses parents, a rapporté jeudi la chaîne américaine CNN. Ainsi, les pères qui ont bu au cours des trois mois avant la conception de l’enfant ont 44% de probabilités supplémentaires d’engendrer un bébé atteint de cardiopathie congénitale par rapport à ceux qui ne consomment pas d’alcool, voire 52% s’ils se sont adonnés au “binge drinking”, avec cinq boissons ou plus par épisode de consommation.

Les résultats de l’étude, une méta-analyse d’une université chinoise publiée mercredi dans l’European Journal of Preventive Cardiology, suggèrent que les hommes ne devraient pas boire d’alcool au moins six mois avant la conception, tandis que les femmes devraient arrêter de consommer un an avant la fécondation ainsi que pendant la grossesse.

Des études précédentes portant sur le lien alcool-cardiopathies congénitales s’étaient concentrées sur les futures mères, avec des résultats partagés. Celle-ci serait la première à se pencher sur la consommation d’alcool des pères.

Les anomalies congénitales touchent 1 enfant sur 33, soit 3,2 millions d’enfants par an, indiquait en septembre l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Chaque année, 303.000 nouveau-nés meurent avant l’âge de 28 jours à cause d’anomalies congénitales, selon une estimation citée en 2016 par l’organisation.

Les cardiopathies congénitales sont les malformations les plus fréquentes chez les nouveau-nés.