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Pré-éclampsie et éclampsie... quels risques pour les futures mamans?

La pré-éclampsie et l’éclampsie sont des termes qui font froid dans le dos. Mais quels sont les conséquences pour les femmes enceintes?

La pré-éclampsie est un état pathologique de la femme enceinte qui se traduit par une tension trop élevée et une fuite de protéine au niveau des urines. Dans 75% des cas, les pré-éclampsies sont légères. Elles doivent être contrôlées et encadrées médicalement afin de ne pas évoluer vers les formes sévères qui peuvent avoir de graves conséquences sur le futur bébé, mais aussi sur la maman et sur l’issue de la grossesse. 

Vascularisation

L’origine de la pré-éclampsie est peu claire. Les mécanismes physiopathologiques impliqués ne sont pas encore totalement élucidés. Actuellement, ce que l’on sait, c’est que la pré-éclampsie découle d’une insuffisance de vascularisation du placenta due à des anomalies cellulaires et tissulaires. Les symptômes ressentis par la future maman aiguillent souvent le médecin vers le diagnostic: maux de tête constants et inhabituels, troubles visuels, nausées et vomissements sévères, douleurs thoraciques, retard de croissance fœtale repéré lors de l’échographie,… Les risques d’une pré-éclampsie dépendent de sa sévérité et sont multiples tant pour le bébé (retards de croissance in utero, prématurité, décès in utero,…) que pour la maman (insuffisance hépatique ou rénale, AVC, mort,…).

L’éclampsie, quant à elle, correspond à la survenue de convulsions chez une femme enceinte atteinte d’hypertension artérielle ou de pré-éclampsie. Elle apparait le plus souvent dans la 2ème moitié de la grossesse, durant l’accouchement ou dans les deux jours qui suivent. Une crise convulsivante survenant pendant la grossesse ou l’accouchement peut être gravissime tant pour la mère que pour l’enfant à naître.

Même si les termes “pré-éclampsie” et “éclampsie” font penser que l’un découle de l’autre, ce n’est pas toujours le cas. Une pré-éclampsie n’amènera pas forcément à une éclampsie et une femme enceinte présentant une éclampsie n’est pas forcément passée par l’état de pré-éclampsie avant celle-ci.

Prévention: les solutions naturelles

Il n’existe malheureusement aucune manière de prédire avec certitude une pré-éclampsie ou une éclampsie. Stabiliser la tension par le repos est un bon conseil, mais ne semble pas suffisant. Une recommandation que l’on entend parfois en cas d’hypertension artérielle chez un individu hypertendu est de réduire sa consommation en sel (qui a tendance à élever la tension). Ce même conseil NE PEUT PAS être administré en cas d’hypertension artérielle gravidique (de la grossesse) ou en cas de pré-éclampsie. Le régime pauvre en sel aura tendance à diminuer le volume du placenta et à aggraver la pathologie placentaire. Il ne faut donc pas que la future maman change ses habitudes alimentaires en cas de troubles hypertensifs liés à la grossesse.

Prévention: la solution médicamenteuse

Chez les femmes enceintes atteintes d’hypertension artérielle gravidique et à risque élevé de pré-éclampsie, une faible dose d’acide acétylsalicylique (Cardioaspirine®, Aspirine Junior®, Asaflow®,…) peut être conseillée par le médecin. Il n’est évidemment pas recommandé de débuter soi-même un traitement!

Traitements

La pré-éclampsie nécessite un suivi médical. En cas de pré-éclampsie légère, des antihypertenseurs seront surement prescrits afin de stabiliser la pression artérielle et de diminuer le risque d’apparition des complications. Si la pré-éclampsie est sévère et en fonction de l’état d’urgence dans lequel se trouve la mère ou le bébé, les médecins injecteront du magnésium pour prévenir les convulsions ou déclencheront l’accouchement. En effet, le “seul remède” de la pré-éclampsie est l’accouchement.

La prise en charge de l’éclampsie est hospitalière par l’injection d’anticonvulsivants et de magnésium.

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