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Un infirmier du GHdC après une nuit aux soins intensifs: “J’ai fini le cœur lourd”

La Belgique a recensé en moyenne 15.316 nouveaux cas de Covid-19 entre le 20 et le 26 octobre inclus. Ce qui représente une hausse de 38% par rapport à la période de calcul précédente, ressort-il vendredi matin du bilan provisoire de l’Institut de santé publique, Sciensano. Au-delà des chiffres, la situation vécue sur le terrain par le personnel des soins de santé est particulièrement pénible.

  1. La colère d’un infirmier en soins intensifs: “Le risque de saturation est inquiétant, arrêtez de dire que les hôpitaux sont vides”

    La colère d’un infirmier en soins intensifs: “Le risque de saturation est inquiétant, arrêtez de dire que les hôpitaux sont vides”

    Depuis plusieurs semaines, le nombre de nouvelles contaminations au Covid-19 connaît une hausse sensible dans notre pays. Les hospitalisations augmentent également et s’élèvent à 66,7 en moyenne par jour, selon le dernier bilan publié par Sciensano. Un chiffre très loin de ceux observables au printemps dernier où des centaines de patients étaient admis quotidiennement. “Cela ne signifie pas pour autant que les hôpitaux sont vides, au contraire”, s’insurge Arnaud Bruyneel, vice-président du SIZ Nursing (association francophone des Infirmiers de Soins Intensifs). “On tourne actuellement à plein régime pour rattraper le temps perdu. Les services sont remplis, le risque de saturation est réel et inquiétant."
  2. Un infirmier belge dénonce l’égoïsme et la stupidité de ceux qui ne respectent pas les mesures
    Coronavirus

    Un infirmier belge dénonce l’égoïsme et la stupidité de ceux qui ne respectent pas les mesures

    Un infirmier travaillant dans un service d’urgences de la région de Charleroi et dans une entreprise privée bruxelloise chargée de transférer des patients positifs au coronavirus a posté sur Facebook un message partagé plus de 30.000 fois depuis samedi où il dénonce l’égoïsme de ceux qui ne respectent pas les mesures de confinement pour éviter la propagation du Covid-19. Extraits choisis de son texte, aussi publié dans son intégralité ci-dessous.
  3. Témoignage d’un infirmier en soins intensifs: “Ce que l'on est en train de vivre est inadmissible”
    Coronavirus

    Témoignage d’un infirmier en soins intensifs: “Ce que l'on est en train de vivre est inadmissi­ble”

    “Ce que l’on est en train de vivre en ce moment est inadmissible”. Un message clair, alarmant. Un de plus. Depuis le début de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, les récits et témoignages issus du personnel soignant fleurissent et interpellent. Outre les problèmes matériels et logistiques, les professionnels de la santé sont confrontés à de nombreux autres obstacles qui rendent leur lutte particulièrement éprouvante. “La situation actuelle est complexe pour plusieurs raisons”, avance Arnaud Bruyneel, infirmier en soins intensifs au CHU Tivoli de La Louvière et président de la SIZ Nursing.
  4. “Un jeu de chaises musicales”, “une médecine de catastrophe”: au fait, c’est quoi la saturation?

    “Un jeu de chaises musicales”, “une médecine de catastrop­he”: au fait, c’est quoi la saturation?

    “Saturation”. Un mot, une omniprésence dans les journaux, à la télé, à la radio. Destiné à rendre compte de la réalité dramatique dans les hôpitaux, le concept demeure abstrait pour le grand public. Concrètement, comment cela se traduit-il sur le terrain? “Ce terme veut tout dire et rien dire à la fois”, avance Jerôme Tack, infirmier en chef aux soins intensifs à l’hôpital Erasme. “Cela ne signifie pas forcément que l’on accueille plus de nouveaux patients. On parle de saturation à partir du moment où la qualité des soins diminue."
  1. “Fatigué”, un infirmier en soins intensifs témoigne: “On ne voit pas le bout du tunnel”

    “Fatigué”, un infirmier en soins intensifs témoigne: “On ne voit pas le bout du tunnel”

    “Ce que l’on est en train de vivre est inadmissible”, nous confiait Arnaud Bruyneel, vice-président de la SIZ Nursing, en avril dernier, sur le ton de la colère. Sept mois plus tard, elle paraît toujours aussi vive, même renforcée. En cause, notamment, cette sensation de ne pas être entendu par les autorités politiques et le manque de reconnaissance envers la profession. Mais ce qui transparaît surtout dans le discours, désormais, c’est la fatigue. “On ne voit pas le bout du tunnel. Nous ne sommes pas des robots”, confirme l’infirmier en soins intensifs, trahi au préalable par sa voix.
  2. Soins intensifs et deuxième vague: “L’état psychique du personnel soignant est alarmant”

    Soins intensifs et deuxième vague: “L’état psychique du personnel soignant est alarmant”

    Dans un communiqué publié sur son site internet, la SIZ Nursing (NDLR: La Société des Infirmiers et Infirmières de Soins Intensifs), redoute un nouvel afflux massif de patients touchés par le Covid-19 dans les services de soins intensifs durant les vacances d’été. En cause, les effectifs réduits durant cette période et l’“état psychique alarmant du personnel soignant”, toujours marqué par la première vague.
  3. Les hôpitaux au bord de l'effondrement : “Nous craignons de devoir choisir qui nous allons sauver”

    Les hôpitaux au bord de l'effondre­ment : “Nous craignons de devoir choisir qui nous allons sauver”

    “Nos hôpitaux sont au bord de l’effondrement, au bord de la catastrophe. À Bruxelles et en Wallonie, nous sommes même proches d’un tsunami.” Les mots du ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (sp.a) ne sont guère rassurants. Et pour cause: au total, 2.485 patients Covid-19 sont actuellement hospitalisés en Belgique dont 412 en soins intensifs, selon les dernier chiffres de Sciensano. Entre le 12 et le 18 octobre, les hospitalisations ont doublé par rapport à la semaine dernière, avec une moyenne de 251,9 admissions quotidiennes (+100%). Interrogé par HLN, Antoine Gruselin, porte-parole du CHR de Liège, une ville où le virus circule particulièrement vite, confirme: “Notre plus grande crainte est de nous retrouver dans une situation où nous devrons choisir parmi nos patients ceux que nous allons sauver et ceux que nous ne sauverons pas.”
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