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Katie Bouman, la chercheuse derrière la photo du trou noir, victime de harcèlement

Présentée comme étant la femme sans qui la première image d'un trou noir n'aurait jamais existé, Katie Bouman est aujourd'hui victime d'une campagne de cyberharcèlement.

Mercredi dernier, alors que le monde venait tout juste de découvrir la première image d'un trou noir, le MIT (Massachusetts Institute of Technology) a propulsé Katie Bouman sur le devant de la scène en expliquant qu'elle avait travaillé sur l'algorithme ayant permis cette prouesse technologique. Très rapidement, la chercheuse de 29 ans est ainsi devenu le visage de cette découverte scientifique. 

Si de nombreuses personnes l'ont félicitée, d'autres n'ont visiblement pas apprécié sa soudaine notoriété, et ont cherché à savoir à quel point elle avait véritablement contribué à cette découverte.

"Vendetta sexiste"
Selon eux, tout le mérite devrait revenir à l'un de ses collègues masculins, Andrew Chael, le principal créateur de l'algorithme... qui a tenu à défendre Katie. "Si j'ai écrit la plupart du code, Katie a été une énorme contributrice à ce logiciel, il n'aurait jamais fonctionné sans sa contribution", a-t-il écrit sur Twitter. "Je suis heureux que Katie soit reconnue pour son travail et qu'elle devienne une inspiration en tant que femme ayant mené des recherches en STEM [science, technologie, ingénierie et mathématiques, ndlr]".

"Si vous me félicitez parce que vous êtes en pleine vendetta sexiste contre Katie, allez-vous en et reconsidérez vos priorités dans la vie", a-t-il encore ajouté.


La chercheuse est en effet victime d'une véritable campagne de harcèlement sur les réseaux sociaux. Certains ont ainsi lancé des rumeurs sur son travail et ont créé de faux comptes à son nom tandis que d'autres ont tenté de faire supprimer sa page Wikipédia. 

Pourtant, Katie Bouman a elle-même précisé que plus de 200 chercheurs de plus de 60 organismes scientifiques différents ont travaillé sur cette photo historique. "Le talent incroyable d'une équipe de scientifiques du monde entier et des années de travail acharné ont été nécessaires pour (...) réaliser cet exploit", avait-elle expliqué sur son compte Facebook. Quoi qu'il en soit, elle est devenue le symbole que les femmes réussissent elles-aussi dans les domaines scientifiques où elles sont pourtant si peu nombreuses.

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