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La plus grande fleur au monde a été découverte à Sumatra

Une rafflesia de 111 cm de diamètre a été observée début janvier sur l’île indonésienne de Sumatra. Réputée pour sa végétation tropicale et ses chaînes de volcans, Sumatra est la 7e plus grande île au monde avec une superficie qui dépasse, par exemple, celle de la Suède. Sa faune et sa flore sont exceptionnelles. On y trouve, notamment, les plus grandes espèces de fleurs au monde, la rafflesia et l’arum titan, ainsi que de nombreuses variétés d’orchidées.

La rafflesia est une fleur unique aux cinq pétales rouges parsemées de petits points blancs. Le spécimen découvert dernièrement est une rafflesia tuan-mudae, une sous-espèce de rafflesia au même titre que la dernière tenante du titre, une rafflesia arnoldii de 107 cm.

Les particularités de ces fleurs sont nombreuses. Elles n’ont ni feuilles, ni tiges, ni racines et ne vivent pas grâce à la photosynthèse. Ce sont en fait des plantes parasites qui tirent leur nourriture de leur hôte, la vigne Tetrastigma, à l’aide de longs et minces filaments. Celle-ci pousse au ras du sol, au contraire de certaines rafflesias qui peuvent fleurir en hauteur.

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Après avoir passé plusieurs années à se développer à l’intérieur de la vigne, les rafflesias apparaissent sous formes de bourgeons, qui mettront neuf mois à grandir avant d’éclore. L’éclosion de la fleur est à son maximum pendant quelques jours seulement, le temps d’assurer sa reproduction. Celles-ci est effectuée par des mouches, attirée par l’odeur de viande en décomposition émise par la rafflesia.

Sur la liste des fleurs menacées depuis 1997, les rafflesias subissent de plein fouet les impacts de la déforestation de leur habitat naturel. Une espèce qui pourrait donc disparaître dans les années à venir si rien n’est mis en oeuvre pour la protéger.

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  1. Le nanosatellite belge Qarman mis en orbite avec succès
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    Le nanosatel­li­te belge Qarman mis en orbite avec succès

    Le nano-satellite QARMAN, entièrement conçu et construit par l’Institut von Karman (VKI) à Rhodes-Saint-Genèse, a été mis en orbite avec succès à partir de la Station spatiale internationale mercredi, a annoncé le VKI dans un communiqué. Ce satellite entamera sa descente pendant sept mois avant d’entrer à nouveau dans l’atmosphère, où il collectera et transmettra des données sur la manière dont les débris se désintègrent dans l’atmosphère. L’objectif principal de cette mission est de viser le zéro débris spatial.