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Pendant 60 heures, des millions de litres d'eau vont se déverser du lac artificiel Powell via le barrage de Glen Canyon, dans le lit de cette merveille géologique qui larde le nord de l'Arizona sur plus de 400 km, quadruplant son débit.

Le Grand Canyon inondé pour tenter de restaurer son écosystème

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Les autorités ont ouvert mercredi les vannes d'un barrage en amont du Grand Canyon du Colorado (Arizona, sud-ouest) dans l'espoir de restaurer une partie d'un écosystème bouleversé par la retenue artificielle, a-t-on appris de source officielle.

Pendant 60 heures, des millions de litres d'eau vont se déverser du lac artificiel Powell via le barrage de Glen Canyon, dans le lit de cette merveille géologique qui larde le nord de l'Arizona sur plus de 400 km, quadruplant son débit. Cette opération, la troisième du genre après 1994 et 2004, vise notamment à stimuler la reproduction d'espèces de poissons endémiques en "reproduisant les conditions qui existaient avant la construction du barrage", a expliqué à l'AFP John Hamill, responsable du bureau d'étude du Grand Canyon au sein de l'Institut américain de géophysique (USGS).

Avant l'érection du barrage de Glen Canyon en 1963, le Colorado, qui prend sa source dans les montagnes Rocheuses au nord-est du lac Powell, était sujet à des crues post-hivernales régulant l'écosystème et déposant des sédiments sur ses berges. Depuis, ces dernières se sont fortement érodées. Mais la mesure de l'USGS a ses sceptiques, notamment les autorités du Parc national du Grand Canyon, l'une des principales attractions touristiques des Etats-Unis, qui souhaiteraient qu'elle se produise plus souvent.

"Si nous attendons aussi longtemps, cela ne va qu'éroder davantage le Canyon", a affirmé le directeur du parc, Steve Martin, inquiet de la disparition de plages qui sont aussi utilisées par les campeurs descendant le fleuve en "rafting": "il est temps d'arrêter d'observer et de commencer à agir". (belga)

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