Qarman.
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Qarman. © rv/VKI

Le lancement du nanosatellite belge Qarman reporté d'une semaine

Mise à jourLa Station spatiale internationale (ISS) devait lancer ce mercredi le nanosatellite Qarman développé par l'institut Von Karman de dynamiques des fluides (VKI) basé à Rhode-Saint-Genèse, avait indiqué l'Agence spatiale européenne (ESA). Mais l’opération a dû être reportée d'une semaine à cause des problèmes survenus lors du lancement de Cyrus, nous indique la compagnie. La date exacte sera communiquée prochainement.

Financé par cette dernière, Qarman est le premier CubeSat (nanosatellite standardisé) au monde conçu pour revenir sur Terre et ainsi limiter la production de déchets dans l'espace.

L'expérience sera réussie si l'engin résiste à son entrée dans l'atmosphère et est en mesure de transmettre les données de température et pression récoltées lors de ce retour. 

Le Qarman, pour Qubesat for Aerothermodynamic Research and Measurements on Ablation, a été délivré à l'ISS en décembre via la capsule américaine Dragon. Il faudra vraisemblablement attendre six mois avant que l'appareil ne revienne dans l'atmosphère, commente Olivier Chazot, professeur de l'institut Von Karman.

"Avec Qarman, nous voulons étudier la manière dont les débris (de l'espace) se désintègrent à leur entrée dans l'atmosphère", selon la responsable du projet pour le VKI, Amandine Denis. "L'objectif de cette recherche est, à terme, de réduire à néant les débris spatiaux, alors qu'aujourdhui une partie des fragments qui traversent l'atmosphère arrivent sur Terre. Il est donc primordial que Qarman résiste à son retour sur Terre, afin que nous puissions mieux comprendre le processus de désintégration des déchets spatiaux.”