Le nanosatellite belge Qarman mis en orbite avec succès

Le nano-satellite QARMAN, entièrement conçu et construit par l’Institut von Karman (VKI) à Rhodes-Saint-Genèse, a été mis en orbite avec succès à partir de la Station spatiale internationale mercredi, a annoncé le VKI dans un communiqué. Ce satellite entamera sa descente pendant sept mois avant d’entrer à nouveau dans l’atmosphère, où il collectera et transmettra des données sur la manière dont les débris se désintègrent dans l’atmosphère. L’objectif principal de cette mission est de viser le zéro débris spatial.

Le nano-satellite mesure 38 centimètres de long pour un peu plus de 5 kg. Contrairement à un nano-satellite classique, destiné à se consumer totalement dans l’atmosphère, le QARMAN (Qubesat for Aerothermodynamic Research and Measurements on AblatioN), dont la conception a été initiée dès 2013 au VKI, est le premier conçu pour résister à sa réentrée dans l’atmosphère.

“Nous voulons, avec QARMAN, analyser comment n’importe quel débris se désintègre lors de sa réentrée dans l’atmosphère. Actuellement, une partie des débris qui passent au travers de cette couche atterrissent sur terre. Il est donc crucial de mieux comprendre la manière dont il va se désintégrer pour diminuer la quantité de débris. QARMAN a 18 minutes, soit la durée de sa réentrée, pour récupérer toutes les données utiles”, explique Amandine Denis, responsable du projet QARMAN au VKI.

Les ingénieurs du VKI ont dû relever plusieurs défis pour rendre possible ce projet. D’abord, pour permettre la communication entre le nano-satellite et le sol. Ensuite, en testant la résistance de différents matériaux. Le VKI a aussi collaboré notamment avec des équipes italienne et française.

Au total, plus de 12 millions d’euros auront été nécessaires à la concrétisation de la mise sur orbite du nano-satellite.

Le nano-satellite QARMAN mesure 38 centimètres de long pour un peu plus de 5 kg
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Le nano-satellite QARMAN mesure 38 centimètres de long pour un peu plus de 5 kg © rv/VKI