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Pourquoi le cannabis rend-il les uns joyeux et les autres “paranos”?

Une étude explique enfin l’origine de ces effets diamétralement opposés...

Si la plupart des consommateurs de cannabis jouissent allègrement des symptômes euphorisants et hilarants de la substance, d’autres la tolèrent peu ou pas du tout. Ces derniers n’y voient qu’un catalyseur de stress, d’angoisse, voire de paranoïa. Un sentiment extrêmement désagréable qui peut se traduire par des palpitations cardiaques, un mal-être profond ou des délires passagers, relatent Paris Match et Le Huffington Post

Zones cérébrales opposées

Des chercheurs canadiens se sont penchés sur la question et pensent avoir trouvé la réponse. Ils ont mené leur expérience sur des rats et ont constaté que les réactions psychologiques dépendaient de la zone du cerveau touchée par les symptômes. Ainsi, si le THC se répand dans la partie avant du cerveau, la dopamine présente participera à diffuser alors un “effet planant”. En revanche, si l’arrière du cerveau est touchée, une zone plus sensible au cannabinoïde, l’expérience se révèlera moins agréable. 

En 2014, une étude d’Oxford suggérait que l’estime de soi pouvait avoir un rôle déterminant dans le processus de consommation et de tolérance au cannabis. Une thèse aujourd’hui fortement remise en question.

Traitement de la peur

Dans un large article consacré, publié sur Vice en 2018, “les facteurs environnementaux, comme les expériences traumatiques précoces ou le stress chronique” étaient cités comme des éléments perturbateurs “du système de traitement de la peur”. Situées dans l’amygdale et l’hippocampe, ces zones du cerveau s’avèrent en effet particulièrement sensibles au cannabis.