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“Un lama belge pourrait détenir la clé pour produire un anticorps contre le Covid-19"

La piste d’un traitement par anticorps issu d’un lama belge est explorée par des scientifiques de l’Université du Texas et du Centre de biotechnologie médicale de Gand. L’animal, qui vit dans une ferme gantoise, aurait développé un anticorps qui pourrait être efficace contre le coronavirus. Reste à savoir s’il peut être utilisé chez l’homme...

“Un lama belge pourrait détenir la clé qui permettrait de produire un anticorps neutralisant le coronavirus qui cause le Covid-19". Le South China Morning Post évoque la spécificité de Winter, un lama belge âgé de 4 ans et qui vit dans une ferme près de Gand. En 2016, le camélidé a reçu des injections de particules virales appartenant à deux autres coronavirus, le SARS-CoV-1 responsable de l’épidémie de SRAS de 2002 et le MERS-CoV qui cause le syndrome respiratoire du Moyen-Orient apparu en 2012. L’animal a alors développé des anticorps.

“Je pensais que ce serait un petit projet parallèle. Maintenant, l’impact scientifique de ce projet est devenu plus important que je ne pouvais l’imaginer. C’est incroyable de voir à quel point les virus peuvent être imprévisibles”, a témoigné Dorien De Vlieger, de l’Université de Gand, qui a participé à isoler les anticorps développés par le lama.

Maintenant que le Covid-19 est apparu, les chercheurs veulent synthétiser un nouvel anticorps en combinant deux copies de l’anticorps du lama efficace contre le SARS-CoV-1. De premiers essais in vitro indiquent qu’il est efficace contre les deux types de SARS-CoV, donc potentiellement contre le nouveau coronavirus. Les anticorps sont beaucoup plus petits que ceux des humains et pourraient être administrés par inhalation juste après l’infection afin de cibler les voies respiratoires, affirme Daniel Wrapp, de l’université de Texas, l’un des auteurs de l’étude publiée dans la très sérieuse revue scientifique américaine Cell.

L’essai sur l’homme? Pas pour tout de suite

Selon Jason McLellan, de l’Université du Texas à Austin et co-auteur de l’étude, il s’agit de “l’un des premiers anticorps connus pour neutraliser le SARS-CoV-2". “Avec les thérapies par anticorps, vous donnez directement à quelqu’un les anticorps protecteurs et donc, immédiatement après le traitement, ils seront protégés. Les anticorps pourraient également être utilisés pour traiter quelqu’un qui est déjà malade afin d’atténuer la gravité de la maladie”, affirme-t-il dans un communiqué de presse.

Une information cependant à relativiser: un essai sur l’homme n’est pas prévu dans l’immédiat. Il faut d’abord que ces bons résultats soient validés par des études précliniques sur l’animal.

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