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Venus © Getty Images/iStockphoto

Vénus aurait été habitable il y a plusieurs millions d’années

Vénus, planète inhospitalière, est pourtant considérée comme la sœur jumelle de la Terre. De tailles presque identiques, ce qui se passe à leur surface est radicalement différent. Sur l’une, règnent des pluies d’acide sulfurique et des températures atteignant les 450°C, tandis qu’au sol s’étendent des plaines volcaniques et des cratères. Sur l’autre, les océans composent la majorité de la surface, les températures sont largement agréables et, surtout, la vie y est apparue. Pourtant, il y a quelques centaines de millions d’années, Vénus aurait pu être considérée comme habitable.

Ce sont les résultats des travaux publiés, notamment, par le planétologue Michael Way et son équipe, lors de l’European Planetary Science Congress, en septembre 2019. Ceux-ci ont montré, grâce à des modèles en 3D de simulations climatiques, des hypothèses de la composition de la surface de la planète et de son climat, il y a 715 millions d’années. Ces résultats viennent corroborer des études antérieures émises par les scientifiques depuis une quarantaine d’années.

Depuis le lancement de la sonde Pioneer 12, en mai 1978, les données récoltées avaient indiqué la probabilité de l’existence passée d’un océan sur Vénus. À celles-ci s’ajoutent la présence des volcans et des cratères, traces potentielles d’un événement majeur qui aurait modifié la surface de la planète il y a 715 millions d’années. Cet événement aurait provoqué un apport massif de gaz carbonique, créant ainsi un effet de serre. Il aurait conduit à la disparition des océans, par évaporation, et supprimé la tectonique des plaques, nécessaire à la régulation de la température de la planète.

Selon les modélisations faites par Way, deux océans se seraient partagé la planète. Le premier, le plus grand et le plus profond, de 310 mètres environ et le second, profond de 10 mètres seulement. Une seconde hypothèse évoque l’existence d’un océan unique, recouvrant entièrement Vénus et profond d’environ 158 mètres. Des conclusions qui mettent en lumière la fragilité d’un écosystème dans lequel un seul événement pourrait modifier la totalité d’une planète. Elles repoussent également l’état des connaissances et des hypothèses émises au sujet des exoplanètes et de la zone habitable délimitée par les scientifiques.

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