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La chanteuse Nicky Minaj, devenue Bicky Minaj, a vu ses fesses transformées en petits pains à burger. © DR

Bicky n’en est pas à son coup d’essai, loin de là

Le visuel montrant une femme être frappée par un homme parce qu’elle lui a ramené un “faux” Bicky Burger a provoqué un tollé général cette semaine. Comment, en 2019, une marque peut-elle valider une campagne banalisant les violences faites aux femmes? Si ce n'est pour faire parler, bien entendu. Et dans ce cas, c'est plutôt (très bien) réussi. D’ailleurs, en se plongeant dans un passé récent, on constate que Bicky Burger ne s'est jamais privé d’employer une image dégradante pour la femme afin de faire passer son message.

Face à la polémique, GoodLife Foods, la société néerlandaise qui détient la marque Bicky Burger, s'est finalement excusée pour cette campagne jugée honteuse pour beaucoup. Des excuses sans grande saveur, serait-on tenté d’écrire. 

Des excuses sans saveur

“Nous regrettons que notre publication ait laissé croire que nous voulons promouvoir la violence domestique. Bien que cela n’était pas notre objectif, nous remarquons que le sujet fait désormais l’objet d’un débat dans les médias”, a ainsi commenté Goodlife Foods. La société explique en sus que ce visuel fait partie d’une campagne contre les “Fake Bicky”, qui, elle, ne sera pas interrompue. Des excuses difficiles à croire. Il est certain que la marque savait pertinemment dans quoi elle s’engageait en balançant une image d’une femme frappée par un homme pour une chose aussi futile qu’un burger. 

Femme-objet et femme-burger

Avec cette campagne, Bicky s’inscrit tout simplement dans la continuité par rapport à ce dont la marque nous a déjà gratifiés dans un passé récent. Avant la violence envers les femmes, Bicky avait mis le paquet sur l’hypersexualisation et la femme-objet, transformée en femme-burger pour l’occasion. Des montages créés par des fans de la marque qui les avait ensuite récupérés et partagés sur sa page Facebook.

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