Elle partage les cris de sa voisine victime de violences conjugales

Video"Mon voisin bat sa femme en toute impunité. La police passe, réclame juste une pièce d'identité et repart. C'est normal?", a demandé l'internaute qui a diffusé les images.

Pour faire réagir les autorités de la ville de Toulouse, Sofia Oio a publié sur les réseaux sociaux les cris d'une jeune femme de 22 ans en détresse. On y entend les plaintes d'une victime de violences conjugales.  

Les interventions
Lorsque les cris ont commencé samedi vers 4h du matin, Sofia Oio est venue frapper à la porte, accompagnée de sa sœur et d'une voisine. Elles ont été reçues par les insultes de l'agresseur. La police dépêchée sur place a réalisé un simple contrôle d'identité avant de repartir et de laisser la jeune femme se faire à nouveau rouer de coups. C'est grâce aux appels insistants de Sofia Oio à la mairie et à la préfecture qu'une brigade de police est revenue, dans l'après-midi. La victime a toutefois refusé d'être prise en charge et de porter plainte. 

Une situation dramatique
La vidéo a été vue plus de 250.000 fois en une journée. L'activiste féministe a interpellé la police sur les réseaux sociaux en rappelant ce chiffre alarmant: une femme meurt sous les coups de son conjoint ou de son ex-conjoint tous les deux jours en France. En Europe, 11% des femmes de plus de 15 ans ont déjà subi des violences de la part d'un partenaire. 

Déposer une plainte
Le dépôt d'une plainte effraye souvent les victimes de violence. Elles ont honte ou craignent des représailles. C'est pourtant une étape indispensable pour condamner l'auteur des faits. En attendant, la victime a la possibilité de déposer une main courante au commissariat. En apportant un maximum de preuves, cela évitera que l'acte ne passe dans l'oubli et tout cela pourra alimenter le dossier si une procédure est entamée.  

Un numéro d'urgence
En Belgique, le numéro d'urgence est le 0800/30.030. Les victimes y trouvent une oreille bienveillante et une ébauche de solution. Parler est le premier pas pour sortir de l'isolement, peut-on lire sur le site de violencesconjugales.be.

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