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Sophie Rohonyi, 2ème sur la liste DéFI à la Chambre, est l’une des cinq jeunes femmes politiques ayant accepté de témoigner à propos du cyberharcèlement qu’elles subissent. © BELGA

Les jeunes femmes politiques, cyberharcelées

Le cyberharcèlement fait rage à l'encontre des jeunes femmes politiques, relèvent lundi La Libre Belgique et la Dernière Heure, se basant sur différents témoignages.

 Ces candidates sont attaquées non pas à cause de leur positionnement politique ou des idéologies qu'elles défendent, mais parce qu'elles sont femmes.

La Libre publie le témoignage de cinq candidates de partis politiques différents. Toutes sont attaquées très régulièrement sur les réseaux sociaux, que ce soit par menaces de mort, de viol, des propositions indécentes, des insultes quotidiennes, de drague lourde...

Le sexisme ne s’applique pas aux messages privés

L'Institut pour l'égalité des hommes et des femmes a été saisi pour plusieurs cas, mais les victimes n'ont pas pu obtenir justice. En effet, il s'agit souvent de messages privés, or la loi sexisme ne s'applique qu'à sphère publique.

Au-delà du cadre politique, les plaintes contre le cyberharcèlement oscillent entre 10.000 et 5.000 depuis une dizaine d'années, selon les statistiques de la police. En 2018, 3.853 plaintes ont été enregistrées durant le premier semestre. Pour 1.110 faits, au moins un suspect a été identifié: 82,3 % sont des hommes et 95,4% sont majeurs.

  1. “Témoigner ne suffit plus: rien n’a changé, les hommes sont toujours aussi violents”

    “Témoigner ne suffit plus: rien n’a changé, les hommes sont toujours aussi violents”

    Elle a cru que la libération de la parole des femmes changerait les choses. Que les harceleurs seraient enfin punis pour leurs agissements. Que les victimes ne devraient plus se battre pour faire reconnaître leur statut. Anaïs, créatrice du compte Tumblr Paye Ta Shnek, qui compilait depuis sept ans les phrases choquantes, les réflexions sexistes, les agressions du quotidien subies par les femmes, arrête.