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“Une petite bière Sam?”: la pub de Jupiler qui laisse un goût amer

Comme nous vous le rapportions ce dimanche, Sarah Bettens, la chanteuse belge du groupe K’s Choice, s’appelle désormais Sam et a choisi de poursuivre sa vie en tant qu’homme. Une annonce qui a donné des idées aux publicitaires de Jupiler. “Une petite bière, Sam?”

Sam Bettens peut désormais apprécier une Jupiler à sa juste valeur. C'est en tout cas ce que laisse supposer la pils la plus connue du pays à travers une publicité au goût plus que douteux, et pour le moins maladroite. Puisque les “hommes savent pourquoi”, Jupiler propose au chanteur belge une petite mousse pour fêter son changement de sexe. “Une petite bière, Sam?”, peut-on lire dans une publicité de la marque diffusée sur les réseaux sociaux et dans les journaux flamands.

Pour ne laisser planer aucun doute, Jupiler mentionne carrément Sam Bettens dans sa publication Instagram. 

Jupiler se défend de tout sexisme: “Nous ne voulions absolument pas dire ça”

Contactée par VTM, la marque star du groupe brassicole belgo-brésilien AB InBev s'est défendue de tout sexisme. “Nous ne voulions absolument pas dire ça”, assure Jupiler à la chaîne flamande. “Nous voulons juste féliciter Sam pour son choix.”

Il n’empêche, la communication de Jupiler s'est rapidement transformée en bad buzz. Plusieurs internautes ont en effet dénoncé le message de la marque. “Une raison de ne plus jamais boire de Jupiler”, écrit une femme sur Twitter.

“Quand vous vous étouffez avec votre café au petit-déjeuner”, partage une autre.

“Honte à vous, le service marketing de Jupiler”, s’insurge un homme cette fois.

Cependant, tous n’ont pas mal accueilli la publicité de Jupiler.  “Il y a des problèmes plus importants qu’une action ludique de Jupiler, qui soutient ouvertement l’identité de genre”, indique un internaute, toujours sur Twitter.

“Je ne vois pas où est le mal. Jupiler soutient Sam en tant qu’homme...”, souligne  un autre twitto.

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    En mai 2015, Matthew Teague publiait l’article “The Friend: Love is not a big enough word”. Il racontait la fin tragique de sa femme et mère de leurs deux filles. Nicole Teague avait 36 ans quand elle est décédée, en septembre 2014, d’un cancer des ovaires dont elle avait été diagnostiquée deux ans plus tôt. Dans son essai, Matt se souvient avec intensité du jour où il a appris la maladie de son épouse: “Le docteur a été direct: C’est partout, a-t-il dit. Comme si quelqu’un avait plongé un pinceau dans le cancer et avait peint tout son abdomen. J’ai titubé dans le couloir et je me suis effondré.” C’est le meilleur ami du couple, Dane Faucheux, qui l’a relevé. Et il n’a plus jamais cessé de le faire au cours des deux années qui ont suivi.