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Capture d'écran © YouTube Ina.fr

Voici l’ancêtre (bruyant) de Tinder et de Happen

Le “flashing” permettait de faciliter les rencontres amoureuses dans les années 1980. Le fonctionnement de l’appareil n’est pas sans rappeler les applications actuelles comme Tinder ou Happen.

Aujourd’hui, les applications de rencontres facilitent la recherche de l’âme sœur. Mais comment faisait-on auparavant pour avoir un petit coup de pouce? Un reportage d’Antenne 2, diffusé en 1984 et relayé par l’INA, permet de retrouver la trace d’un appareil qui était censé aider les célibataires. Le “flashing” émettait un signal sonore lorsqu’il passait à proximité d’un autre possesseur de l’engin.

Le bruit du “flashing”, également appelé “le bipbip de l’amour”, peut aisément faire penser à la sirène d’une ambulance, mais qu’importe, l’essentiel est sa fonction. “Le flashing, c’est la drague électronique. Ça permet de faire plein de rencontres simples et décontractées. C’est une petite boîte de la taille d’un paquet de cigarettes, cela se porte sur soi n’importe quand, n’importe où”, explique le journaliste dans son sujet.

Un peu comme avoir Tinder sur son téléphone maintenant, posséder un “flashing” était le signe d’avoir envie de faire une rencontre amoureuse. Il y avait même plusieurs fréquences en fonction des désirs de chacun. “Des fréquences hommes-femmes, homosexuelles, lesbiennes et couples échangistes. Nous avons pensé à tout le monde parce qu’il y a de la place pour tout le monde”, rapporte Carmela Brunet, l’inventrice du concept, pour Antenne 2.

La fin du reportage pointe quelques bémols. À l’époque, le “flashing” était assez rare sur le marché. Les chances de croiser quelqu’un muni d’un “bip de l’amour” étaient donc minces. Son prix élevé, estimé à 950 francs, a également freiné le succès de sa commercialisation.