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Maria a fait un scandale dans le métro de Barcelone car deux lesbiennes s’embrassaient. © RV

“Vous voir vous embrasser me dégoûte”: une mère s’en prend violemment à un couple de lesbiennes dans le métro

Confrontation musclée dans le métro barcelonais la semaine passée: un couple de lesbiennes s'est fait hurler dessus par une femme qui n’a pas supporté de les voir s’embrasser. Les deux jeunes femmes ont déposé plainte à la police.

L’une des deux jeunes femmes, Carla Gallen, a saisi son téléphone portable pour filmer l’agression homophobe dont elle et sa partenaire ont été victimes. Elle a ensuite partagé les images sur les réseaux sociaux.

“Ma partenaire et moi avons été victimes d’une agression homophobe dans le métro mercredi dernier “, a-t-elle écrit sur Twitter. “Une femme nous a insultées et nous a attaquées parce qu’on s’embrassait.” Carla Gallen regrette également que presque personne ne soit intervenu.

Sur les images, on aperçoit la femme avec une poussette péter les plombs dans la rame de métro, appréciant que très moyennement d’être filmée alors qu’elle fait un scandale. “Qu’allez-vous faire de ces images? Tu dois me respecter et je te respecte. Vos baisers me dégoûtent. J’ai un frère qui est gay, mais au moins il ne s’embrasse pas devant moi. Parce qu’il a du respect pour moi”, se justifie-t-elle.

La mère s'excuse: “Je ne suis pas homophobe, mais...”

Les deux victimes lui font remarquer qu’elle était homophobe et raciste.  “Oui, et alors ?”, répond la mère en furie. “Vous voir vous embrasser me donne envie de vomir.”

“J’embrasse qui je veux, mais tu n’as aucun respect pour nous”, riposte Carla Gallen. “Parce que tu fais ça devant moi, pour l’amour de Dieu”, lui lance la femme. “Si ça te dérange, va-t’en”, lui dit enfin le couple. “C’est vous qui devriez partir”, réagit une dernière fois leur rivale.

La mère en colère, Maria de son prénom, s’est ensuite excusée auprès de la communauté LGBT dans une vidéo diffusée par le journal espagnol “La Vanguardia.” “Je ne suis vraiment pas homophobe. Elle se sont embrassées en public devant des enfants, je devais réagir. Je me fiche qu’elles soient lesbiennes”, a-t-elle assuré.

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    En mai 2015, Matthew Teague publiait l’article “The Friend: Love is not a big enough word”. Il racontait la fin tragique de sa femme et mère de leurs deux filles. Nicole Teague avait 36 ans quand elle est décédée, en septembre 2014, d’un cancer des ovaires dont elle avait été diagnostiquée deux ans plus tôt. Dans son essai, Matt se souvient avec intensité du jour où il a appris la maladie de son épouse: “Le docteur a été direct: C’est partout, a-t-il dit. Comme si quelqu’un avait plongé un pinceau dans le cancer et avait peint tout son abdomen. J’ai titubé dans le couloir et je me suis effondré.” C’est le meilleur ami du couple, Dane Faucheux, qui l’a relevé. Et il n’a plus jamais cessé de le faire au cours des deux années qui ont suivi.