“Y en a qui aiment être battues”: que pensaient les hommes des violences conjugales en 1975?

L’Institut National de l’Audiovisuel a partagé un micro-trottoir, datant des années 70, où des hommes assumaient face à la caméra de battre leur femme.

Plein écran
Capture d'écran © INA

Le combat n’est pas terminé, mais cette vidéo partagée par l’INA permet de se rendre compte du chemin parcouru ces dernières années. À l’occasion du lancement du Grenelle contre les violences conjugales en France, le média a voulu marquer le coup.

“Il s’agit d’un micro-trottoir demandant à des hommes s’ils frappent leur femme. Les réponses montrent que dans les années 70, c’était tout à fait accepté socialement de frapper sa compagne. De nos jours, on a du mal à imaginer que des hommes l’assumeraient face caméra. Mais dans l’intimité des foyers, les choses ont-elles vraiment changé?”, est-il écrit en légende de la publication qui a fait 180.000 vues sur Instagram et 160.000 sur Twitter.

“Si je veux taper ma femme, je suis sûr qu’elle fera mieux l’amour”

Les réponses des personnes interrogées à la question “Si vous vous mariez, vous battrez votre femme?” sont effectivement édifiantes. “Si elle a envie (d’être battue), oui”, répond l’un, “y a des femmes qui aiment ça par habitude, y en a qui aiment être battues”, affirme l’autre.

D’autres y vont de leur théorie. “Je sais qu’il y a des femmes qui se font battre. Si je vous disais que je bats ma femme pour qu’elle soit plus gentille et plus amoureuse de moi, qu’est-ce que vous en pensez? Si je veux taper ma femme, je suis sûr qu’elle fera mieux l’amour”, estime un homme, tandis qu’un autre pense que “c’est ce qu’il faut attendre des relations entre êtres humains”.

Les allusions et propos indignes défilent (“Des fois, y en a qui sont plus marquées que d’habitude, c’est sûrement un accident de ménage, elles se sont cognées dans une casserole”), jusqu’à la question: “Avez-vous déjà battu votre femme?” Si certains assument, notamment un qui reconnaît avoir déjà donné “quelques gifles, quatre fois rien”, la plupart affirment que “jamais” ils n’ont levé la main sur leur femme. Histoire de terminer sur une note plus positive.

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