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Comment et pourquoi Closer a publié les photos de Hollande

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Une rumeur qui court Paris depuis des mois, des allusions pour initiés sur les plateaux télé : voici ce qui a poussé Closer à enquêter sur une relation entre le président François Hollande et l'actrice française Julie Gayet, assure sa directrice de publication Laurence Pieau.

"Comme tout le monde, nous avons eu vent de la rumeur qui courait Paris il y a un an. Puis il y a eu le démenti de Julie Gayet" en mars, raconte-t-elle. "Mais il y a peu de temps, nous avons commencé à travailler là-dessus, à cause de la multiplication des allusions, notamment dans le Grand Journal (sur Canal+) le 16 décembre. Stéphane Guillon, invité avec Julie Gayet, avec qui il a tourné un film, plaisante sur le fait que le Président venait sur le tournage du film et que sa compagne n'a pas aimé le film", poursuit-elle. "Rebelote chez Ardisson sur le plateau de "Salut les Terriens", raconte Laurence Pieau.

La rumeur devient une info
"L'info circulait dans les dîners en ville. Elle était connue de centaines de personnes dans Paris", souligne la directrice de Closer. "Et puis un papier dans l'Express (le 18 décembre) raconte que François Hollande multiplie les escapades secrètes. Alors on se dit qu'il faut voir s'il se passe quelque chose". "A partir du moment où l'on a les photos qui expliquent la véracité de ces informations, et qui font que la rumeur devient une info et qui confortent un peu tout ce qu'on entend, on n'a pas d'hésitation (à les publier), puisqu'une petite poignée en parle, en rit sur des plateaux télé. Notre job est de le faire connaître au plus grand nombre. On est un peu là pour ça. Donc oui, on a les images, et oui on décide de les publier". "Notre job est de raconter une histoire d'amour". "Je sais qu'on est dans le vrai, et on n'aurait pas pris le risque de publier ces informations si on n'était pas sûr de nos infos", dit-elle.

Pied-à-terre près de l'Elysée
"On se rend compte assez vite qu'elle a un pied-à-terre dans le 8ème arrondissement de Paris, tout près de l'Elysée. Et puis en regardant ce qui s'y passe, il y a un garde du corps, qui est un des garde du corps attitrés du président de la République, qui le suit depuis de nombreuses années, qui est là, qui fait des allers-retours, donc le photographe regarde et décide de rester. Et on aperçoit le Président qui vient assez vite". "On n'est pas 24/24h dessus. Le photographe voit Julie Gayet, il voit le garde du corps et puis il y retourne à plusieurs reprises et il voit le Président. On n'est pas dans une traque".

Dédramatiser
"Les photos ont été faites sur quelques jours, et les photos que l'on publie dans le magazine sont du 30-31 décembre et 1er-2 janvier". "Je pense qu'il faut beaucoup dédramatiser autour de ces photos. Oui, c'était un sujet un peu sensible, d'ailleurs on l'a monté de façon très discrète; on était peu à être au courant au journal". "Mais nous évoquons dans le journal un problème de sécurité , car le motard le laisse seul dans un immeuble. Et quand on a fait les photos il n'y avait aucune voiture de protection dans la rue", conclut-elle.