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"J'ai parfois eu l'impression de m'appeler Agnès Hitler"

Agnès Soral règle ses comptes avec son grand frère dans le livre "Frangin".

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Ils ont à peine deux ans d'écart mais aujourd'hui, tout les sépare. Agnès Soral n'a plus vu son frère Alain depuis huit ans, nous apprend le site de 20 minutes. L'essayiste d'extrême-droite, ami de Dieudonné, a coupé les ponts avec toute sa famille. Dans son autobiographie, intitulée "Frangin", Agnès tente de comprendre ce qui est arrivé à son grand frère. "J'ai beau fouiller dans ma mémoire, je ne trouve aucune trace, dans notre passé commun, de ton antisémitisme."

L'antisémitisme pour choquer
Selon l'actrice, révélée dans Tchao Pantin à 17 ans, c'est l'échec du film "Confessions d'un dragueur" qui a été déterminant, en 2001. Le réalisateur estime son film "culte mais rejeté par les pédés et les feujs qui tiennent le cinéma". Alain Soral se met alors à "revisiter l'Histoire" et à désigner des boucs émissaires. "Il fut contre les homos mais ça n'a pas suffi, il a été de tous les bords politiques à contre-courant. Il ne reste que le FN et l'antisémitisme pour choquer et faire un coup d'éclat", écrit Agnès.

Pleurs de rage, de chagrin
"J'ai parfois eu la désagréable impression de m'appeler Agnès Hitler lorsque Alain, par ses propos sur le web, implantait l'antisémitisme en banlieue", confie encore la comédienne de 54 ans, qui se souvient d'une couverture de magazine, avec Dieudonné et Eric Zemmour. "En dessous du trio, les mots: 'antisémitisme, racisme' et en rouge sang: 'voyage dans une France xénophobe'. Tu n'en es pas arrivé là?! J'ai envie de m'allonger par terre, de pleurer, vomir, ou hurler; je ne sais plus. Déjà je cours me réfugier à la maison où, sur ma porte à peine refermée, j'alterne les pleurs de rage, de colère, et surtout de chagrin... Ça va trop loin. Ça va s'arrêter où?"

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