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Jean Roucas n'est plus persona non grata à Gardanne

VideoLe maire de la ville de Gardanne (Bouches-du-Rhône) est revenu sur sa décision d'annuler la représentation de la pièce de Jean Roucas suite à son apparition le week-end dernier aux Université d'été du Front national. Ce dernier est pourtant décidé à faire valoir ses droits. Et, au passage, répond à Guy Bedos.

La décision de Roger Meï, maire de la ville de Gardanne, de déprogrammer "Le secret de l'abbé Taillère", la pièce montée par Jean Roucas prévue en octobre prochain, est le fruit d'une erreur d'interprétation a-t-il déclaré, née d'un communiqué envoyé par la société de production lundi dernier. "Il me disait que l'équipe du théâtre se désolidarisait de l'acteur", a-t-il précisé au Metro News. "J'en ai conclu que la représentation devait être annulée". Une prise de position nuancée après un contact avec les autres acteurs de la pièce. "Ils veulent jouer la représentation, mais se désolidarisent politiquement de Jean Roucas. Il y a un problème d'interprétation dans cette affaire", conclut-il.

"J'ai été trahi"
Jean Roucas pourra donc se produire dès le 26 octobre prochain. Pourtant, le père du "Bébête Show" ne décolère pas. Vendredi matin, il s'est posé en victime et a confirmé vouloir poursuivre la municipalité de Gardanne et les comédiens de sa troupe. "Je suis victime. Ce n'est pas un délit de sale gueule, mais de sale pensée", s'est-il emporté au micro de RMC. "Je suis victime d'une discrimination professionnelle. Si je ne réagis pas, il y aura peut-être d'autres spectacles annulés. Je continue mon assignation en justice contre mes comédiens et la municipalité de Gardanne". Des comédiens qui, selon lui, l'ont trahi. "Cela fait six ans que je joue des pièces avec ces acteurs, ça s'est toujours bien passé. J'ai été trahi. Yves Pujol est socialiste. Si une municipalité de droite l'avait interdit, je l'aurais défendu". Cette semaine, Yves Pujol, un des acteurs de la pièce, avait déclaré comprendre la déprogrammation.

"Je ne suis pas le porte-parole du Front National", a clamé Roucas. "On n'a pas le droit de m'empêcher de travailler parce que j'ai des opinions politiques. On est en train de nous imposer un diktat; il faut admettre que, finalement, quand on est artiste, on est obligé d'être de gauche. Je réponds: "Merde! Non!". Remonté, l'humoriste a répondu à Guy Bedos qui, dans le HuffPost, l'avait traité de "has been". "Qui me traite de has been? Guy Bedos! Il croyait que j'étais mort, je croyais qu'il était muet, car on ne l'entend plus depuis l'élection de François Hollande".