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"La Liberté guidant le peuple", Eugène Delacroix © afp

L'inscription sur la "Liberté" de Delacroix déjà effacée

UpdateL'inscription faite par une visiteuse jeudi au musée du Louvre-Lens sur le tableau de Delacroix "La Liberté guidant le peuple" a été "intégralement retirée" et le tableau est désormais intact, a indiqué la direction du Louvre vendredi dans un communiqué.

"L'intégrité de l'oeuvre n'a en rien été atteinte, l'inscription étant superficielle et restée en surface du vernis sans atteindre la couche picturale", a expliqué la direction.

Une restauratrice est intervenue sur place vendredi matin pendant moins de deux heures. L'intervention n'a pas nécessité le décrochage du tableau et a débuté par des tests à blanc, puis sur l'oeuvre elle-même "pour vérifier l'innocuité du solvant retenu pour éliminer les traces de feutre".

Une intervention globale a ensuite permis de "faire disparaître complètement l'inscription". En conséquence, "La Liberté guidant le peuple" sera de nouveau présentée dès samedi au public et la Galerie du Temps, principale salle d'exposition du musée, sera rouverte dès 10H00, a précisé la direction.

Rappel
La femme qui a vandalisé le tableau de Delacroix "La liberté guidant le peuple", joyau du Louvre-Lens, a écrit "AE911" au feutre indélébile noir, mais l'inscription semblait pouvoir être nettoyée, ont indiqué à l'AFP des sources concordantes.

Cette visiteuse du musée, âgée de 28 ans et interpellée jeudi soir peu avant 18H00, n'est "pas connue des services de police", selon une source judiciaire.

AE911
La source judiciaire n'a pas voulu commenter la signification de l'inscription, en particulier un lien hypothétique avec une polémique sur les attentats du 11 septembre, tournant autour de la théorie du complot. L'inscription AE911 renvoie sur internet vers une pétition en ligne, dans laquelle "1.768 architectes et ingénieurs diplômés authentifiés, en plus de 16.421 citoyens concernés", "exigent du Congrès américain une enquête véritablement indépendante" sur ces attentats.

Délire ou revendication?
"Est-ce qu'il s'agit d'une personne qui a agi sous l'emprise d'un délire quelconque ou est-ce qu'il s'agit d'une revendication quelconque?", s'est interrogé le procureur de Béthune, Philippe Peyroux. "Il convient", a-t-il souligné, "de rechercher quelle peut être la signification pour elle de ce type d'inscription". "J'attends les conclusions de l'expert du ministère de la Culture", a indiqué le magistrat, qui "souhaite comme tout le monde que grâce aux épaisseurs de couche de protection, vernis ou autres produits, l'encre du marqueur n'ait pas pénétré dans la toile".

30 cm sur 6
L'inscription a été faite au marqueur noir et mesure 30 centimètres de long sur six centimètres de haut, en bas à droite du tableau, selon une source proche de l'enquête.

La femme, toujours en garde à vue vendredi matin, est domiciliée dans le Pas-de-Calais. L'enquête a été confiée à la sûreté départementale du Pas-de-Calais.