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© Alex Mahieu

Cauet: “Ce qui m’anime depuis tout petit, c’est de faire rire les gens”

Après le succès de son dernier spectacle, Cauet est de retour sur scène avec “100% libre", un one-man-show dans lequel il ne s’interdit rien. À travers un spectacle interactif et plus intimiste, l’animateur-vedette aborde des sujets parfois sensibles tels que le terrorisme, la mal bouffe, la maladie, mais aussi des sujets touchant directement à son vécu comme la célébrité, la radio ou encore la paternité.

Parlez-nous de ce nouveau spectacle “100% Libre”.

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Cauet sera au Cirque Royal de Bruxelles le 27 février et au Trocadéro de Liège le 13 mars. © DR

Mon premier spectacle [“Cauet sur scène”, NDLR] était basé sur ma vie. J’étais percuté par une voiture, je me retrouvais devant Dieu et je parlais de moi. Dans ce nouveau spectacle, j’évoque plutôt des thèmes qui parlent à tout le monde, tout en me basant toujours sur des expériences personnelles. Je parle de terrorisme, de maladie, mais aussi de Tinder, de la gestion des enfants ou encore de leur conception. J’explique par exemple que quand les hommes ont des difficultés à concevoir, ils peuvent passer un spermogramme. Et j’en parle parce que je suis justement passé par là. C’est personnel, mais ça parle à beaucoup de gens. Et puis j’adore faire des virages un peu brutaux dans les thèmes que j’aborde. À un moment, par exemple, je parle des prénoms qu’on donne aux enfants. Et puis juste après, je parle de la masturbation. Je rallume la lumière, je fais un sondage dans la salle, et je vois tous les gens qui sont choqués. J’adore dédramatiser les choses comme ça, et parler de choses naturelles.

Vous interagissez donc beaucoup avec le public pendant le spectacle?

Oui, beaucoup. C’est un spectacle interactif. Je m’amuse à prendre des gens qui vont m’aider un peu dans mon spectacle. Je parle des couples, des jeunes, des vieux, et j’en choisis dans le public. J’adore faire ça, mais c’est un exercice pour moi parce qu'il faut que je retienne tous les prénoms. Il faut être en forme. Je ne te raconte pas, le soir où t’es fatigué et où tu tombes sur des prénoms compliqués...

Vous avez toujours été relativement discret sur votre vie privée. Qu’est-ce qui vous a donné envie d’en parler dans votre nouveau spectacle?

En grandissant, mes enfants ont commencé à vouloir être pris en photo pour se mettre sur les réseaux sociaux. Petit à petit, ils ont eu envie de se montrer. Aujourd'hui ma fille a 18 ans, mon fils en a 20, ils sont assez grands pour choisir de se montrer ou non. Et je peux me permettre de parler d’eux.

Vous êtes pourtant un habitué de la libre antenne à la radio, qui apporte déjà pas mal de libertés. Est-ce que la scène vous permet d’en faire encore plus?

Non pas forcément. J’ai une chance incroyable, j’ai toujours été totalement libre dans mon émission. On ne s'interdit rien. Mais avec mon équipe, on essaie toujours de se demander si en abordant tel ou tel sujet, on risque de faire grincer des dents. Pour faire rire, on se moque beaucoup. Je n’hésite donc pas à me moquer de mes chroniqueurs, et je me moque aussi beaucoup de moi-même. 

Entre la scène et la radio, votre cœur balance. Est-ce que vous avez une préférence?

Je suis incapable de donner une vraie préférence. Pour être très honnête, je dirais que le truc qui m’anime depuis que j’ai 13 ans et demi, c’est de faire rire les gens. À la radio, ce que j’aime bien, c’est qu’on est caché, on peut encore faire croire plein de trucs aux gens. On peut faire des choses sur un coup de tête, tout est plus simple. Et puis, j’aime cette idée de savoir que les gens t’écoutent partout. T’es avec eux au moment où ils rentrent de l'école ou du boulot, au moment où ils font la cuisine. Tu es souvent là à un moment où ils ont envie de s’amuser, de se détendre, et tu deviens un petit repère dans leur journée. J’aime bien cette idée. 

Mais en spectacle, ils viennent exclusivement pour vous...

Oui et c’est d’ailleurs pour ça que c'est un vrai engagement. Ils payent pour le spectacle, pour le parking, ils viennent jusqu'à moi... La vie est chère, c’est un vrai investissement d’aller voir un spectacle, même si j’essaie de faire en sorte que les places ne soient pas trop chères. Mais ils viennent pour passer un moment avec toi, et tu te dois encore plus de faire en sorte qu’ils s’éclatent. Tu dois pas les faire rire, tu dois les éclater! 

Le nouveau spectacle de Cauet “100% Libre”, le 27 février au Cirque Royal de Bruxelles et le 13 mars au Trocadéro de Liège. Infos et réservations ici pour Bruxelles, et ici pour Liège.

Retour sur la polémique avec Angèle

Le 8 novembre 2019, Cauet et Angèle avaient eu un désaccord sur les ondes de NRJ. Pendant une coupure publicitaire, l’animateur avait demandé à la chanteuse d’enregistrer un message pour une fan. Une vidéo bien trop courte au goût de Cauet, qui ne s’était pas privé pour le signaler lors de son retour à l’antenne. “Je suis sur le cul”, avait-il lancé. “J’ai demandé à Angèle un petit bonjour pour une petite fille, j’ai eu le plus petit bonjour du monde”. Tentant de se justifier, la jeune femme avait répondu: “Je fais ce qu’on me demande”. 

Cet échange tendu avait fait grand bruit sur la toile. Avec le recul, l’humoriste reconnaît que l’affaire a pris des “proportions énormes”. “Je lui ai demandé de faire une petite vidéo et elle a juste dit ‘bonjour’. J’ai trouvé ça court et je l’ai dit à l’antenne. Il n’y avait rien de plus”, nous a-t-il expliqué avant d’ajouter: “C'était pas méchant. Je suis quelqu'un d’assez cash, alors je lui ai dit ce que je pensais, et puis on a fait l’interview normalement”.

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