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Kev Adams © FIFOU

Kev Adams: “J’espère que je serai papa dans dix ans”

C’est sur scène, et avec son public, que Kev Adams a choisi de fêter ses dix années de carrière. A l’automne prochain, il s’arrêtera à Forest National pour nous présenter “Sois 10 ans”, un spectacle dans lequel il retrace son parcours. Rencontre...

Kev, comment est née l’idée de ce spectacle?

“J’avais envie de marquer le coup, de fêter ces dix ans de carrière. Je n’avais plus fait de spectacle en solo depuis 2015. Il s’est passé tellement de choses depuis dix ans...”

Si on fait le calcul, vous avez, en fait, plus de dix années de carrière au compteur...

“C’est vrai. Mais, 2009 a été un tournant. C’est l’année où j’ai commencé à bosser avec un producteur, à vendre des billets, à jouer professionnellement. Avant ça, je jouais à l’arrache. J’étais un amateur.”

Que diriez-vous au Kev d’il y a dix ans?

“De s’accrocher parce que sa vie va être mouvementée! Qu’il va vivre des trucs très forts, des moments incroyables et complètement dingues.”

Vous avez changé depuis cette époque?

“Qui ne change pas entre ses 18 et 28 ans? Je pense qu’on est tous dans le même bateau. Ce qui est cool avec un artiste, c’est que son évolution se ressent sur scène, dans son travail.”

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Kev Adams sur scène © Nathan Trompas
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Pour la première fois, je parle d'histoi­res de couple

Ce spectacle est plus mature que les précédents?

“Je crois. Comme j’ai changé, je propose des choses différentes. La scène, c’est quelque chose de très intime. On se livre aux gens. Et, c’est vrai, j’aborde des sujets plus personnels que je n’avais pas envie d’aborder à l’époque. J’ai préservé ma vie privée même si j’ai toujours évoqué ma sphère familiale. Par contre, pour la première fois, je parle d’histoires de couple. Ce n’est pas que je ne voulais pas en parler avant, mais je connaissais pas assez le sujet, tout simplement. Parce je n’avais pas assez de vécu. En spectacle, je parle des choses que je vis, qui me heurtent.”

Le sketch qui fait le buzz en ce moment, c’est votre parodie de “Copines”, d’Aya Nakamura...

“D’ailleurs, je lui ai proposé de me rejoindre sur scène. J’espère qu’elle acceptera... J’adore sa chanson.”

A dix ans, vous étiez quel genre de gamin?

“Un peu hyperactif. J’avais toujours envie de bouger, de faire le show, de danser, de chanter, “de me donner en spectacle”, comme disaient mes professeurs. J’étais vraiment à fond!”

Vous serez en tournée pendant un an. Cela veut dire que vous laissez provisoirement le ciné de côté?

“Oui. Je reprendrai les tournages en septembre. Je ferai un truc pour le Québec, pour l’Inde et peut-être pour les États-Unis. C’est toujours en discussion...”

Vous rêvez toujours de faire carrière en Amérique?

“Oui. J’ai hyper envie de m’exporter... mais pas pour faire n’importe quoi non plus! J’ai envie de travailler ailleurs qu’en France, pas uniquement aux États-Unis. C’est important, je crois. Je suis un mec curieux, avide de découvertes. J’aime apprendre des gens, des différentes cultures. Puis, ça ne me déplairait pas d’être connu partout dans le monde même si j’aime bien avoir mes petits endroits secrets, où je peux être tranquille.”

Quelle a été l’expérience la plus marquante de ces dix années de carrière?

“Le tournage de “Rendez-vous en terre inconnue”. C’était bouleversant, exceptionnel. Je suis revenu changé de cette expérience. C’était une période de ma vie où j’avais l’impression que tout allait mal, que c’était catastrophique si mes films faisaient un peu moins d’entrées au cinéma. Quand je suis revenu de ce tournage, j’ai relativisé. Je me suis senti extrêmement chanceux et heureux d’être en vie et en bonne santé. C’est un message que j’ai envie de transmettre à la jeune génération: on veut des vacances de rêves, des soirées de fou, on se compare aux autres à cause des réseaux sociaux, etc. Mais, tout ça n’a pas beaucoup d’importance si au fond de toi tu es malheureux. Je crois que, quand tu es bien dans tes baskets, tous les jours, tous les moments sont exceptionnels... même si tu passes la soirée chez toi à ne rien faire, devant Netflix. Il y a de la magie dans tout. J’ai envie d’y croire en tout cas.”

Et dans dix ans, où vous voyez vous?

“A la même place. En train de faire des spectacles, des films. Par contre, j’espère que ma situation maritale sera un peu plus stable. Mais bon, je n’ai pas envie de forcer les choses. J’aimerais bien être papa, je crois. J’aurai presque 40 ans dans dix ans... Je n’ai pas envie d’avoir des enfants trop tard.”

Kev Adams, “Sois 10 ans”, nouveau spectacle, le 16 novembre à Forest National. Infos et réservations: www.forest-national.be

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Kev Adams © Nathan Trompas
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"J'étais un gamin un peu hyperactif" © FIFOU