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Malik Bentalha sera de passage en Belgique pour une seule date, le 17 janvier, à Forest National © Credit

Malik Bentalha: “Le public belge est l’un des meilleurs du monde”

interviewAprès avoir conquis le public avec son tout premier spectacle “Malik se la raconte”, Malik Bentalha est de retour avec son second one-man-show “Encore”. Avec son sens de l'improvisation et de la répartie, l'humoriste nous raconte ce qui lui est arrivé ces dernières années. Nous l’avons rencontré quelques mois avant son unique représentation en Belgique, qui aura lieu le 17 janvier prochain à Forest National.

De quoi parle votre spectacle?

Le spectacle parle essentiellement de tout ce que j’ai pu vivre ces dernières années. Je parle par exemple des films que j’ai faits et qui ont plutôt bien marché, que ce soit “Pattaya” ou “Taxi”. Je parle aussi des nouvelles modes actuelles: on est à fond dans la mode vegan, sport, le fait de prendre soin de soi. Je parle de mon enfance, du traitement médiatique, de l’actualité en France. De choses plus sérieuses que j’essaie de tourner en dérision. Je parle de plein de choses. Ce n’est pas le spectacle de la maturité, parce que je déteste dire ça, c’est très cliché, mais c’est un spectacle un peu plus adulte. J’ai pris quatre ans de plus et je maîtrise un peu mieux ce que je fais sur scène. Et je m’éclate encore plus!

Il y a également de l'improvisation, vous interagissez beaucoup avec le public.

Oui, beaucoup! Il faudrait plutôt me demander s'il y a un peu de spectacle. Sans rire, il y a énormément d'impro, j’en fais tous les soirs.

Ce que vous racontez sur scène a déjà bien changé alors depuis les débuts du spectacle en 2018?

Je le change beaucoup. J’essaie parfois d’enlever certaines choses qui ne fonctionnent plus avec le temps. C’est assez bizarre. Au tout début, il y a des passages qui cartonnent, et qui finissent par fonctionner moins bien. Et puis il y en a d’autres qui ne fonctionnaient pas bien et puis qui finissent par plaire. C’est peut-être parce qu’avec le temps on y met moins de passion, on kiffe moins certains passages, on les vend moins bien... Ça évolue tout le temps.

Comment vous décidez?

C’est le public qui décide. Je vois ça en fonction du retour du public: est-ce qu'il rit ou non. Et puis quand on voit qu’après deux, trois représentations ça ne rit plus au même endroit, on se pose les bonnes questions et on change certaines choses. 

Dans la pratique, comment vous faites?

Il y a deux personnes qui sont dans la salle, Adrien, mon co-auteur, et Sofiane. On bosse en équipe et on échange beaucoup. J’ai aussi une autre équipe qui est en coulisses et sur les réseaux sociaux.  Christophe D’Aronco, mon producteur belge, m’a aussi beaucoup aidé. Dans mon premier spectacle, j’avais un sketch dans lequel je parlais de polystyrène, et il ne fonctionnait pas du tout ici. Puis il est venu me voir et il m’a dit: “Tu sais ici, on dit frigolite”. Et du coup ça a fonctionné. C’est des détails, mais c’est important. 

Vous serez justement de passage en Belgique le 17 janvier prochain avec votre nouveau spectacle “Encore”. Pourquoi avoir choisi de ne faire qu'une seule représentation chez nous?

C’est vrai, ça sera la seule et unique date. On voulait faire ça en beauté à Forest National. On voulait faire une belle fête dans une grande et belle salle, avec un super décor. On a préféré faire ça plutôt que de jouer dans plusieurs petites salles. 

Qu’est-ce que vous pensez du public belge?

C’est un des meilleurs, si ce n’est le meilleur du monde. Il y a quelque chose avec la Belgique, c’est indéniable. Le nord de la France et la Belgique, c’est le côté le plus chaleureux. Dany Boon a tout compris avec “Rien à déclarer”. Le public belge, c’est celui qui m’a le plus marqué depuis que j’ai commencé. Je ne serais pas revenu autant de fois sinon. Et puis quand je viens ici j’aime bien parler de l’actualité belge, de ce qu’il se passe dans le pays, des expressions. Je m’adapte à chaque fois à mon public. 

Vous avez également joué dans plusieurs films. Qu’est-ce que vous préférez entre le cinéma et la scène?

Je préfère la scène. Je suis quelqu’un d’assez vif, et j’aime avoir la réaction des gens tout de suite. Il y a beaucoup plus d’attente au cinéma. Quand on tourne dans un film, il y a encore mille étapes avant qu’il sorte. La scène c’est de l’immédiat. On peut parler aux gens, les faire monter sur scène, se marrer avec eux. C’est mieux pour moi.

Quels sont vos projets?

J’en ai pas mal. Je suis en train d’écrire un film que je vais ensuite réaliser. Il s’appellera “Jack Mimoun”. C’est une comédie d’aventure, un peu dans la lignée des films qui m’ont marqué comme “Jumanji” et “Indiana Jones”. Ça sera une espèce d’Indiana Jones raté. À partir de mars je vais aussi faire une tournée un peu partout dans le monde pour les expatriés français. Il y a des villes assez folles comme Tokyo, Sao Paulo, Hong Kong, et j’en passe et des meilleures. Et à côté de ça, je vais faire une émission sur le stand up sur TMC, dont le tournage commencera cette année ou l’année prochaine.  

Malik Bentalha sera à Forest National le vendredi 17 janvier pour l’unique représentation belge de son spectacle “Encore”. Informations et réservations sur ODLive.be.

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© Malik Bentalha
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