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© BELGA

À court terme, l’analyste Eddy Snelders ne voit pratiquement aucun espoir U21 frapper à la porte des Diables Rouges.

Dimanche marque le coup d’envoi du Championnat d’Europe de football espoirs (U21) en Italie et à Saint-Marin, avec la participation de nos jeunes Diables. On est évidemment en droit de se poser la question de savoir combien de ces Diablotins nous verrons à l’œuvre d’ici trois ans - au cas où la Belgique se qualifierait – à la Coupe du monde en 2022 au Qatar. L’analyste Eddy Snelders prêche le réalisme. « Je ne peux même pas garantir que l’un d’entre eux sera présent au Qatar. »

Eddy Snelders soupire quand nous lui posons notre question. « En fait, il faut se demander combien d’entre eux vont finir titulaires dans un club de haut niveau. C’est le minimum si vous voulez rejoindre la sélection des Diables Rouges. Et de préférence un club international de haut niveau, si vous voulez être assuré d’une place de titulaire en équipe nationale. »

Snelders a raison. La génération actuelle des Diables Rouges n’évolue pas à Ostende, Lokeren ou dans un Anderlecht en perte de vitesse, comme c’est le cas respectivement pour Rocky Bushiri, Ortwin De Wolf ou Alexis Saelemaekers. Un Diable Rouge se doit de jouer à Manchester City, au Real Madrid ou à Tottenham.

Mais Snelders nuance quelque peu ses propos : « Il y a des gars qui ont incontestablement du potentiel. Bryan Heynen, par exemple, ce garçon a déjà accompli de belles choses, mais n’a pas encore confirmé. J’entends des échos positifs à propos de Francis Amuzu, mais tout comme Cobbaut et Saelemaekers, il n’est même pas encore une valeur sûre dans un Anderlecht pourtant en crise. Alors oui, ces garçons doivent encore progresser. Et 2022, c’est vraiment très proche. » En insistant un peu, Snelders finit par lâcher un nom à suivre : Dodi Lukebakio, qui œuvre actuellement à Düsseldorf. Lukebakio a impressionné à plusieurs reprises, entre autres contre le Bayern Munich.

Mais Snelders cite aussi quelques contre-exemples. « Wout Faes, par exemple, qui porte le maillot d’Ostende. En d’autres termes, quasiment la 1B. Cela ne fait que confirmer que la génération montante est fondamentalement différente de celle qui nous offre tellement de bons moments de foot. La plupart de ces joueurs figuraient dans l’équipe première d’un grand club européen à l’âge de 20 ans. Ce n’est pas encore le cas avec la sélection des espoirs de Johan Walem pour le Championnat d’Europe des moins de 21 ans. Il ne faut jamais oublier que le vivier dans lequel nos sélectionneurs peuvent pêcher n’est en réalité qu’un modeste étang, en comparaison avec la France ou l’Allemagne. La génération de la dernière décennie nous a fait oublier cette donnée démographique. Il ne faudrait vraiment pas s’étonner si les générations suivantes ne sont pas en mesure d’assurer la continuité en matière de résultats. »

Et qui devrait alors être du voyage au Qatar en cas de qualification ? Snelders mentionne des joueurs qui font déjà partie du noyau des Diables Rouges. « Thorgan Hazard. Youri Tielemans. Leander Dendoncker, Timothy Castagne, pour ne citer que ceux-là. Ils sont à peine sortis des U21. Ajoutons-y des valeurs établies qui peuvent facilement encore briller d’ici trois années : Eden Hazard, Thomas Meunier, Toby Alderweireld, Thibaut Courtois… La plupart d’entre eux seront à l’entame de leur trentaine en 2022. En pleine possession de leurs moyens donc, vous ne trouvez pas ? »

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