Plein écran
© photo_news

Le stade Roi Baudouin va être conservé et modernisé: "Golden Generation Arena"

UpdateLe stade Roi Baudouin restera bel et bien l'antre des Diables Rouges. L'enceinte bruxelloise sera en effet rénovée et la piste d'athlétisme, inhérente à la tenue du Mémorial Van Damme, sera elle conservée. Peter Bossaert, CEO de l'URBSFA (Union belge de football), et Bob Verbeeck, CEO de Golazo, organisateur du meeting d'athlétisme, l'ont annoncé mardi à l'occasion d'une conférence de presse au centre du football national à Tubize.

"Nous vivons un moment unique dans l'histoire de notre sport", a déclaré Peter Bossaert, faisant référence à la place de N.1 mondiale de la Belgique au ranking FIFA et aux exploits de Nafissatou Thiam. "Cette génération unique mérite un temple sportif moderne: la Golden Generation Arena".

40.000 places
"L'infrastructure actuelle ne répond plus du tout aux exigences actuelles. C'est pourquoi nous allons entamer une rénovation complète du stade actuel, en totale concertation entre le football et l'athlétisme. La capacité actuelle, de plus ou moins 47.000 places en configuration football, sera revue à la baisse. Nous misons sur 40.000 places, ce qui peut s'avérer bénéfique pour la mobilité et viabilité", a ajouté le CEO de l'URBSFA.

"Les footballeurs, les athlètes et les supporters veulent ça, l'UEFA (fédération européenne de football) et l'IAAF (fédération internationale d'athlétisme) nous soutiennent, comme l'ensemble des partis politiques belges", a assuré Bob Verbeeck. 

Entre 150 et 200 millions d'euros
La fin des travaux, dont le coût est estimé entre 150 et 200 millions d'euros de moyens publics, est attendue pour 2022. "Nous voulons montrer qu'il est encore possible de réaliser de grands projets en Belgique. Il ne faut pas attendre, cette génération ne restera pas éternellement jeune et souhaiterait encore écrire l'histoire dans sa Golden Generation Arena", a ponctué Peter Bossaert.

La conception de l'enceinte sera soumise à un concours auprès des différentes universités belges. Un jury, composé entre autres de Diables Rouges, d'athlètes de haut niveau, de représentants de l'URBSFA, du Mémorial ainsi que d'acteurs de la Ville de Bruxelles et des autorités se penchera sur les différents concepts.

Nouvelle icône
Multifonctionnelle en accueillant d'autres sports comme le hockey ou le basket, comme l'a évoqué M. Bossaert, la Golden Generation Arena devra être la nouvelle icône du sport de haut niveau en Belgique.

L'épineux dossier du Stade national est donc relancé après plusieurs mois au point mort. L'Eurostadium, projet qui devait ériger un nouvel écrin sur le site du parking C du plateau du Heysel, a été abandonné en janvier 2018 après le refus de l'ancienne ministre flamande de l'environnement Joke Schauvliege, d'accorder le permis d'environnement au promoteur Ghelamco, alors chargé du projet. Quelques semaines auparavant, en décembre 2017, l'UEFA avait décidé de retirer à la Belgique les matches, dont celui d'ouverture, de l'Euro 2020 prévus à Bruxelles.

Adaptation du projet NEO?
Le ville de Bruxelles entend étudier comment la rénovation envisagée du stade Roi Baudouin pourra être intégrée au projet NEO, ce plan de reconversion du plateau du Heysel, a indiqué mardi l'échevin des Sports, Benoît Hellings (Ecolo). Aux yeux de la ville, la rénovation du stade est une option, mais celle-ci devra absolument recevoir le soutien de la Région bruxelloise ainsi que du gouvernement fédéral pour être mise en oeuvre.

"Il est expressément demandé au gouvernement fédéral de s'impliquer également pour un stade qui sera finalement fédéral, vu qu'il s'agira d'un stade national installé dans la capitale", estime M. Hellings.

"La ville de Bruxelles est disposée à étudier comment le stade Roi Baudouin pourra être intégré dans la réaffectation du plateau du Heysel prévue par le projet NEO. Il y a quelques heures à peine, nous étions encore en réunion avec des experts pour voir comment nous pouvions rendre le stade compatible avec toutes les spécificités de NEO. On y travaille", a-t-il affirmé.

La Flandre se réjouit
"Je suis content que le bon sens ait prévalu", a commenté le ministre flamand de la Mobilité, Ben Weyts (N-VA). "Comme nous le disions depuis longtemps, c'est la bonne décision. Pendant des années, on a fait comme si cette rénovation n'était pas une option, mais il se confirme maintenant que c'est possible. Il n'y a donc pas besoin de construire un stade en dehors de Bruxelles sur le parking C".

Le ministre flamand des Sports, Philippe Muyters (N-VA), a lui aussi salué la décision. "Une rénovation du stade existant, avec maintien du Mémorial Van Damme, a toujours été notre scénario privilégié. La question d'un éventuel financement de la Flandre pour cette rénovation devra être tranchée par le prochain gouvernement flamand".

On passe du "gnagnagna au rikiki"
L'opposition cdH à la ville de Bruxelles a dénoncé mardi les projets de rénovation du Stade Roi Baudouin tels qu'envisagés par le nouvel échevin bruxellois des Sports, Benoît Hellings (Ecolo), et l'Union belge de football.

"Après la grandiloquence m'as-tu-vu de l'ère Courtois sous la mandature précédente, voilà qu'on se dirige vers le ridicule étriqué version Benoit Hellings pour la mandature à venir", dénonce dans un communiqué le cdH bruxellois.

"Du gnagnagna, la Ville de Bruxelles va passer au rikiki!", résument les centristes.

A leurs yeux, le projet dévoilé mardi par la Ville de Bruxelles est "la pire des solutions envisageables, parce qu'il constitue essentiellement à poser un, puis plusieurs emplâtres, qui s'avèreront au final particulièrement coûteux, sur une jambe de bois déjà largement vermoulue".

"Le projet proposé, au-delà de développer une approche cosmétique, va à l'encontre même des intérêts de toutes les parties, que ce soit la Ville, la Région, la Belgique qui ont toutes besoin d'un stade capable d'accueillir les plus grandes manifestations internationales. L'équipe nationale de football mérite de jouer dans un stade à la hauteur de son excellent classement FIFA depuis plusieurs années", estime le cdH.

  1. Michael Jordan et Lewis Hamilton s’engagent eux aussi contre le racisme

    Michael Jordan et Lewis Hamilton s’engagent eux aussi contre le racisme

    L'ancienne superstar américaine du basket Michael Jordan et le sextuple champion du monde de F1 Lewis Hamilton se sont joints dimanche aux sportifs qui, à travers le monde, ont déploré la mort d'un homme noir lors de son interpellation aux États-Unis qui a entraîné des dizaines de manifestations dégénérant parfois en émeutes. Le pilote britannique a lui dénoncé le silence des "plus grandes stars" de la F1 "dominée par les blancs".