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Forfait à Acapulco, Nadal n'a plus terminé un tournoi depuis le 15 octobre dernier au Masters 1000 de Shanghai et sa défaite en finale face à Federer. © afp

Rafael Nadal, un champion à la croisée des chemins

Considéré par beaucoup comme le deuxième plus grand tennisman de l'histoire derrière Federer, Rafael Nadal n'a plus rien à prouver. Mais à 31 ans, l'Espagnol, miné par les blessures, est à l'heure du choix. Pour espérer prolonger son immense carrière de quelques saisons supplémentaires, le Majorquin doit alléger son calendrier et surtout ne plus tirer autant sur la corde. Jouer moins pour gagner plus: une stratégie adoptée par son rival Roger Federer, avec le succès que l'on sait.

Absent des courts depuis son abandon en quart de finale de l'Open d'Australie face à Marin Cilic, Rafael Nadal avait mis le cap cette semaine sur le Mexique afin de disputer le tournoi d'Acapulco. Une épreuve sur terre battue que le gaucher a déjà remporté à deux reprises (2005, 2013) et dont il était le finaliste en titre. Mais avant même d'avoir sali ses premières balles, Nadal a annoncé qu'il ne participerait finalement pas au tournoi mexicain. En cause, une douleur dans la jambe ressentie à l'entraînement. Cette même zone qui l'avait contraint à jeter l'éponge à Melbourne. Une sacrée déconvenue pour l'Ibère qui espérait bien retrouver ses sensations sur sa surface favorite avant l'importantissime diptyque Indian Wells - Miami, auquel il a finalement dû déclarer forfait.

Un Nadal branché sur courant alternatif
Nadal forfait ou contraint à l'abandon, c'est une fatalité à laquelle le monde du tennis est malheureusement devenu habitué ces derniers temps. De fait, le décuple champion de Roland-Garros n'a plus terminé un tournoi depuis le 15 octobre dernier au Masters 1000 de Shanghai et sa défaite en finale face à Federer. Sur cette période, Rafa a compilé quatre forfaits et trois abandons. Et si l'on remonte à plus loin dans le temps, cela fait désormais plusieurs années que le Majorquin est branché sur courant alternatif, la faute aux nombreuses blessures qui l'ont à chaque fois coupé dans son élan. Chaque retour au sommet précédant inéluctablement un énième retour à l'infirmerie.

Nadal, le stakhanoviste des courts
Qu'un Nadal trentenaire connaisse des pépins physiques n'est évidémment pas surprenant. Depuis son accession au sommet du tennis mondial lors de la seconde moitié de la défunte décennie, les observateurs lui prédisaient déjà -un peu trop vite il est vrai- une carrière relativement courte compte tenu de son jeu basé essentiellement sur sa puissance et son physique. Un style de jeu qui n'a clairement pas épargné son corps au cours de ces dix-sept années passées sur le circuit professionnel. Mais Nadal, compétiteur dans l'âme et champion assoiffé de victoires, n'a que trop peu écouté les nombreux signaux que son corps meurtri lui a envoyés. Comme au dernier Masters 1000 de Shangai où l'Espagnol, diminué par une éreintante saison, a préféré tirer sur la corde afin de redevenir numéro un mondial. Un choix tout sauf payant, comme il doit lui-même le constater aujourd'hui.

Federer, le meilleur exemple
Pourtant, s'il est évidemment au crépuscule de sa carrière, Rafael Nadal peut encore espérer gratifier ses fans de quelques saisons supplémentaires au plus haut niveau. Il lui suffit simplement de prendre exemple sur son éternel rival, Roger Federer, lequel a pris la décision voici deux ans d'alléger considérablement son calendrier pour soulager son corps. Si 2017 a vu le retour simultané des deux monstres sacrés du tennis, il est intéressant de noter que le Suisse, qui affiche désormais 36 ans et demi au compteur, n'a foulé les terrains qu'à 53 reprises en match officiel. Nadal, lui, a joué 78 rencontres lors d'une saison qu'il a finie sur les rotules.

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Des obligations très strictes
Bien entendu, il faut rappeler que les meilleurs joueurs mondiaux sont tenus à des obligations très strictes envers l'ATP, l'instance dirigeante du circuit professionnel. Ainsi, les joueurs composant le top 30 en début d'année ont l'obligation de disputer dix-huit tournois au cours de la saison: les quatre Grands Chelems, huit des neuf Masters 1000 (tous sauf Monte Carlo), quatre ATP 500 (dont un après l'US Open) et deux ATP 250. Avec le Masters en bonus pour les heureux qualifiés. En cas de non respect, les joueurs s'exposent à de lourdes amendes.

Une saison ATP jugée trop contraignante par de nombreux joueurs, Nadal en tête. Cependant, des exceptions sont prévues et permettent d'alléger son calendrier. En effet, trois critères permettent aux joueurs d'être exemptés d'un ou plusieurs Masters 1000: être âgé d'au moins trente ans, avoir joué au moins 600 matches en carrière et avoir passé au moins douze ans sur le circuit. Un régime spécial qui a par exemple permis à Roger Federer de zapper la saison sur terre battue et notamment les tournois de Madrid et de Rome.

Jouer moins pour gagner plus
Tout comme le Suisse, Nadal remplit les différents critères et a donc la possibilité d'alléger son calendrier. Si l'on comprend évidemment son besoin de capitaliser au maximum sur la surface ocre, Nadal aurait tout intérêt à lever le pied au printemps. Une période s'étalant de la fin mars à la fin juin au cours de laquelle il prend systématiquement part à cinq tournois, Roland-Garros compris.

A la croisée des chemins, Nadal l'est absolument et il revient au Taureau de Manacor de faire les bons choix pour prolonger son immense carrière et étoffer encore un peu plus son palmarès.

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