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Nokia 3310. © RV

À 19 ans, elle abandonne son smartphone pour un simple GSM: une tendance de moins en moins rare

SMS, messageries instantanées, Messenger, Whatsapp et Snapchat, notifications Facebook, Twitter et Instagram, e-mails, applications d’info... La “sollicitation permanente” du smartphone est telle qu’aujourd'hui certaines personnes n’hésitent pas à ressortir du placard le bon vieux GSM, relate Slate

Clara a 19 ans, est étudiante en deuxième année de médecine et n’a pas connu l’émergence des premiers téléphones portables à la fin du siècle dernier. Pourtant, elle a pris la décision insolite de se débarrasser de son smartphone au profit d’un... Nokia 3310, l’emblématique GSM des années 2000. Un changement de technologie radical motivé par un constat et une prise de conscience. “Lors de ma première année de médecine, j’ai réalisé qu’il me serait impossible d’atteindre le niveau de concentration requis tout en ayant mon smartphone à portée de main. J’ai rapidement remarqué que je levais régulièrement la tête de mes cours pour voir si j’avais des notifications”, confie-t-elle. Une fâcheuse habitude qui perturbait son “rythme de travail”. Cet abandon l’a “soulagée d’un poids”, raconte-t-elle.

Sollicitation permanente

Le chercheur Dominique Boullier nomme ce phénomène oppressant et addictif la “sollicitation permanente”. Le GSM avait déjà introduit ce concept d’être joint à tout moment mais le smartphone l’a définitivement porté à un “stade supérieur”: “Désormais, celui qui détient un smartphone s’expose à la possibilité d’être en permanence sollicité et dérangé”, observe-t-il. Selon lui, une lassitude s’installe et une réflexion s’opère en réaction à ce processus invasif quotidien. Le téléphone a désormais perdu son utilité première et son utilisation actuelle génère “une forme de pression” constante: “C’est pour cette raison que depuis quelques années, des usagers décident d’y renoncer. 

D’autres raisons sont également souvent évoquées par les membres de ce “mouvement” naissant: des inquiétudes sanitaires, dont la question des radiations, l’exploitation des données personnelles et les préoccupations environnementales. 

L’article de Slate à découvrir ici

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