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Affecté par une longue panne, Facebook chute à Wall Street

Le géant des réseaux sociaux Facebook chutait jeudi à l'ouverture de Wall Street, affecté par une panne géante sur son réseau et l'ouverture d'une enquête pénale à New York au sujet de ses partages de données.

Le titre du groupe fondé par Mark Zuckerberg a perdu 2,42%, à 169,34 dollars, au démarrage de la séance new-yorkaise, bien que le groupe avait commencé à rétablir ses services.

Cette panne, qui pourrait être la plus importante connue par le groupe, n'était que l'un des soucis du réseau social. Le New York Times a indiqué mercredi soir qu'il était visé par une enquête pénale, lancée par des procureurs à New York, autour de ses partages de données personnelles avec d'autres groupes technologiques.

Sur la page "Facebook for developpers", dédiée à ceux qui mettent au point les applications qui interagissent avec ses services, le groupe évoquait une panne signalée à 10h30 heure de la Californie (17H30 GMT).

À la même heure, le réseau social avait tweeté être "au courant" du fait que "certains utilisateurs" rencontraient "des problèmes" et promettait de les résoudre "le plus vite possible", sans dire d'où venait la panne. 

Vers 5h GMT, des usagers se plaignaient toujours de problèmes.

Difficultés variables
Selon les témoignages circulant sur internet ou recueillis directement par l'AFP, les difficultés était de nature et d'importance variable, certains usagers ne parvenant pas du tout à se connecter, d'autres ne pouvant pas publier ou commenter sur Facebook ou Instagram. Ses autres services Messenger et WhatsApp rencontraient aussi des difficultés.

Alors que Facebook est soumis depuis plus de deux ans au feu roulant de critiques sur divers sujets (données personnelles, contenus haineux, manipulations politiques, piratage...), de nombreux usagers ironisaient sur Twitter. Un utilisateur affirmait que "tout ce que détient Facebook tombe en panne". 

Beaucoup ne cachaient pas leur exaspération et enjoignaient le réseau social, parfois en termes orduriers, à régler le problème au plus vite.

Pas une attaque
Sur un ton plus léger, certains s'amusaient de leur propre dépendance au réseau social, un usager disant "s'ennuyer au travail" à cause de la panne, un autre expliquant avoir du coup passé du temps avec sa famille.

L'entreprise a affirmé plus tard que le problème n'était "pas lié à une attaque DDoS (par déni de service, NDLR)".

Depuis ce tweet d'explication, qui date de mercredi soir (heure belge), Facebook n'a plus communiqué.

Le hashtag #FacebookDown continuait de circuler sur la Toile jeudi matin, laissant croire que la panne est toujours en cours dans certains pays.