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Photo d'illustration. © thinkstock

Bientôt un même chargeur pour tous les smartphones? L'Europe envisage d'y obliger les fabricants

Ce lundi 13 janvier, au Parlement européen de Strasbourg, les eurodéputés ont demandé que les fabricants proposent des chargeurs universels pour les téléphones et autres appareils portables. Le vice-président de la Commission européenne, Maros Sefcovic, envisage de faire voter une loi sur le sujet pour réduire les déchets électroniques et faciliter la vie des consommateurs.

Depuis dix ans, l’introduction d’un chargeur universel est à l’ordre du jour en Europe. Mais on attend toujours un chargeur qui s’adapte à tous les smartphones, tablettes et autres appareils mobiles. Jusqu’à présent, la Commission européenne a choisi de ne pas imposer de législation contraignante, mais d’encourager l’industrie à développer des chargeurs universels.

“Les accords volontaires entre les acteurs du secteur ne nous permettent pas aujourd’hui de charger nos appareils avec un seul chargeur. Nous avons donc maintenant un fouillis de chargeurs dans nos tiroirs et nos coffres et un tas de déchets électroniques”, explique Hilde Vautmans (Open Vld). Il fait référence aux plus de 50.000 tonnes de déchets électroniques générés par les vieux chargeurs chaque année.

“L’approche volontaire n’a pas répondu à nos attentes”

Petra De Sutter (Ecolo) dénonce lui la façon dont “certaines sociétés ont intégré des failles en ne développant qu’un adaptateur universel, physiquement séparé, mais en gardant le câble de charge spécifique au GSM”. “Il ne peut être question que la Commission se contente de donner la priorité aux intérêts financiers du secteur au détriment de ce que les gens veulent et de ce qui est bon pour l’environnement”.

Les autres groupes politiques ont unanimement demandé une approche plus incisive au vice-président de la Commission européenne. “Je partage votre opinion selon laquelle nos efforts pour une plus grande harmonisation n’ont pas fonctionné”, a reconnu Maros Sefcovic. Mais ce dernier a nié que l’approche de la Commission était motivée par “la peur de certaines entreprises”.

La Commission publiera bientôt une étude sur les possibilités de faire du chargeur universel une réalité. “L’approche volontaire n’a pas répondu à nos attentes. Nous devons maintenant envisager une approche législative”, a ajouté Maros Sefcovic.