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L'Osé avait déjà fait parler de lui l'année passée. © Lora DiCarlo

Interdit l'an dernier, ce sextoy a surpris tout le monde au salon de la tech

Il y a un an, la marque américaine Lora DiCarlo avait été bannie du salon CES de Las Vegas après avoir pourtant été récompensée par un prix. Aujourd'hui, le fabricant de sextoys a obtenu le droit de participer à l’événement, et en profite pour présenter deux nouveaux jouets.

En 2018, le vibromasseur connecté de la marque, baptisé "Osé", avait été récompensé dans la catégorie “robotique”, suscitant la polémique. Les organisateurs avaient ensuite rapidement retiré le prix à la startup américaine Lora DiCarlo et l’appareil s’était vu interdit de show officiel. Les organisateurs avaient déclaré que les jouets sexuels pouvaient être perçus comme “immoraux, obscènes, indécents, profanes ou non à la hauteur de l’image de la Consumer Technology Association (CTA)”, l’organisatrice du CES.

Lora Haddock, la fondatrice de Lora DiCarlo, avait alors accusé l’organisation de sexisme. “Il y a deux poids, deux mesures. Malgré le fait que des produits sexuels et de santé sexuelle soient présents au salon, il est clair que les règles sont différentes pour chaque entreprise. Il est permis de présenter un robot sexuel pour hommes avec des proportions irréalistes, mais un jouet élégant pour femme n’est pas autorisé. La sexualité des femmes est bâillonnée”, avait-elle alors déclaré. Finalement, le prix lui avait été réattribué quatre mois plus tard et les sextoys avaient été réautorisés au salon.

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"Osé" utilise de la micro-robotique pour imiter les mouvements d’une bouche humaine. © Lora DiCarlo

Technologie à la pointe

Cette année, Lora a donc pu présenter le sextoy “Osé” qui utilise de la micro-robotique pour imiter les mouvements d’une bouche humaine, de la langue et des doigts, en stimulant à la fois le clitoris et le point G. Une technologie pointue qui a suscité la curiosité de nombreux visiteurs. 

Disponible uniquement en précommande depuis novembre 2019, l’Osé aurait déjà rapporté 3 millions de dollars, soit environ 2,7 millions d’euros à la marque depuis le début de l’année. Environ 10.000 exemplaires, vendus à 290 dollars pièce (260 euros), devraient être expédiés à la fin du mois. 

L’Onda et le Baci, les deux nouveaux sextoys proposés par la société, seront quant à eux lancés en mars. Ils ressemblent à des versions moins chères et plus ciblées de l’Osé ; l’Onda étant un “stimulateur de point G robotisé” et le Baci un “stimulateur clitoridien robotisé”.

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Le Baci, l'Osé et l'Onda, les trois sextoys proposés par la marque. © Lora DiCarlo

Nouveautés en tout genre

La technologie sexuelle semble donc avoir enfin gagné la respectabilité du secteur de l’électronique et des nouvelles technologies. Cette industrie a montré qu’elle y avait tout autant sa place que les entreprises développant des voitures autonomes, des appareils ménagers ou de santé connectés ou des drones. D’autres vibrateurs féminins, masturbateurs masculins et autres sortes de jouets y ont ainsi été ouvertement exposés.

La société hongkongaise Lovense a ainsi dévoilé son dernier modèle de masturbateur masculin qui se connecte via Bluethooth à une application mobile permettant de régler le degré de vibration et de contraction de l’appareil. Le Max 2 peut aussi être contrôlé à distance.

De son côté, Satisfyer, autre entreprise parmi les plus populaires dans ce domaine, a fait étalage de sa large gamme de vibrateurs féminins basés sur la technologie des ondes de pression d’air pour stimuler le clitoris sans contact. Là aussi, la société américaine a développé une application permettant le contrôle à distance, et donc son utilisation par des couples éloignés, et qui peut se connecter à Spotify ou Apple Music pour que les vibrations suivent le rythme de la musique.