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Ceci est un bonbon réalisé grâce à une imprimante 3D. © afp

L'impression alimentaire en 3D, à la limite du rêve et de la réalité

La première conférence internationale sur l'impression alimentaire en 3D s'est déroulée jeudi à Liège, en marge de la 6ème édition du congrès 3D Stereo Media, où se rencontrent des professionnels et des scientifiques spécialistes des technologies en trois dimensions.

On connaît déjà les imprimantes 3D qui permettent de fabriquer presque n'importe quel objet et qui font l'objet de nombreux développements scientifiques et industriels. Les imprimantes 3D alimentaires, qui pourraient bien devenir les fours à micro-ondes de demain, font également leur apparition.

Aux quatre coins du monde, des recherches sont menées en la matière. "Il existe déjà des grands projets européens sur l'alimentation des seniors, qui sont confrontés à des problèmes de déglutition. Plutôt que la purée et la panade, la 3D permettrait de recréer des aliments adaptés", explique Dorothée Goffin, chercheuse à Gemboux Agro-Bio Tech et directrice du nouveau Smart Gastronomy Lab de l'ULg.

"Cette technologie est aussi étudiée pour l'alimentation dans des conditions extrêmes. Lors de voyages dans l'espace, pour les soldats sur le champ de bataille, etc. Le MIT et l'armée américaine y travaillent", ajoute-t-elle.

L'impression alimentaire n'est donc pas une utopie. Certaines grandes entreprises, comme Nestlé, mènent des recherches, tout comme des start-ups, dont certaines étaient présentes à Liège jeudi. À partir de poudres, leurs imprimantes parviennent à reconstituer certains aliments couche après couche. Cela fonctionne particulièrement bien avec du chocolat ou du sucre.

"Nous sommes à la limite du rêve et de la réalité", concède Jacques Verly, co-organisateur de 3D Stereo Media. "Certaines régions du monde se positionnent comme des '3D food valley'. La région liégeoise a sans doute une place à prendre!"