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La justice reconnaît un lien entre GSM et tumeur au cerveau

La Cour de cassation italienne a reconnu, pour la première fois en Europe, la responsabilité du téléphone portable dans le développement d'un cas de cancer du cerveau.

Relayé par le site BastaMag.net, le jugement pourrait faire l'effet d'une bombe dans un secteur des télécommunications en constante expansion. La plainte d'un cadre d'entreprise italien atteint d'un cancer au cerveau a été avalisée par la plus haute juridiction de la péninsule. La Cour de cassation a en effet conclu que l'utilisation répétée d'un téléphone portable 30 heures par semaine pendant douze ans serait à l'origine de sa tumeur cérébrale.

Cette reconnaissance d'une responsabilité des fréquences GSM dans le développement de tumeurs cérébrales ne constitue pas pour autant une première mondiale. En 2006, Shareza Price, une employée de Motorola, gagne finalement son procès-fleuve entamé six ans plus tôt contre l'ex-géant des télécommunications. A l'issue de cette bataille juridique, la justice américaine reconnait pour la première fois officiellement la responsabilité des ondes gsm dans cette affaire.

Ce verdict risque-t-il de faire date dans l'histoire du secteur? Depuis des années, les condamnations s'accumulent, pointant régulièrement du doigt la dangerosité des ondes sur le corps humain. Officiellement, aucune institution majeure ne soutient pourtant cette thèse.

Comme le rappelle le site locita.com, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) elle-même déclarait encore officiellement en juin 2011 que le caractère nocif du téléphone portable sur la santé n'avait jamais été établi. Plus loin sur ce rapport, l'OMS précisait d'ailleurs: "Il n'y a aucune augmentation du risque de cancer du fait d'une exposition prolongée aux champs de radiofréquences."

Paradoxalement, le Centre International de Rechercher sur le Cancer (CIRC), pourtant issu de l'OMS, avait de son côté jugé les champs électromagnétiques de radiofréquences potentiellement cancérogènes pour l'homme dans un rapport rendu public en mai 2011.

A l'heure où l'utilisation intensive des téléphones portables s'étend à toutes les couches de la population, une position claire et ferme sur le sujet serait la bienvenue...

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