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© Detained in Dubai

La mère britannique détenue à Dubaï peut rentrer chez elle

Appelée à comparaître devant la justice de Dubaï pour avoir insulté en ligne la nouvelle compagne de son ex-mari, Laleh Shahravesh va pouvoir retrouver le Royaume-Unis et sa fille Paris. Son sort judiciaire n'est pas pour autant scellé, aucune décision sur le fond de l'affaire n'a encore été rendue.

Bonne nouvelle pour Laleh Shahravesh et ses proches. La Britannique âgée de 55 ans a été autorisée  par les autorités judiciaires de Dubaï à récupérer son passeport et à s'envoler vers le Royaume-Uni, selon plusieurs médias britanniques. Le tribunal a décidé de reporter sa décision sur le fond du dossier à une date ultérieure. 

Arrivée aux Émirats arabes unis le 9 mars dernier pour assister aux funérailles de son ex-mari, Laleh, accompagnée de sa fille, est immédiatement arrêtée par les forces de l'ordre. On lui reproche d'avoir diffamé la nouvelle compagne de son ex-conjoint via le réseaux social Facebook. Les publications concernées remontent à 2017, mais le mandat émis à l'encontre de la Britannique est toujours valable et est exécuté près de deux ans plus tard. 

"Aucun danger"
Accusée d'avoir enfreint la loi relative à la cybercriminalité, la mère de famille risque deux ans de prison. Désormais libre après avoir été incarcérée plus d'un mois, elle n'est pas pour autant acquittée. Les débats sont postposés à une date ultérieure. L'association Detained in Dubaï, qui défend ses intérêts dans cette affaire, ne comprend pas cet acharnement judiciaire.

"Elle ne représente aucun danger pour la société, il n'y a pas d'incitation à la violence, pas de discours de haine (...) C'est absurde de donner une suite pénale à cette affaire. Le tribunal devrait en profiter pour clarifier le fait que la loi sur la cybercriminalité n'a pas été adoptée pour criminaliser la souffrance d'une mère fraîchement divorcée."