La prostitution se développe impunément sur les applications de rencontres

La prostitution s’adapte à son époque et étend désormais ses services sur les applications de rencontres. Tinder et Grindr (le “Tinder gay”) en tête. 

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Illustration © Getty Images/Tetra images RF
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Bien plus pratique et discrète, pour ses protagonistes, que son antique version de rue, la prostitution en ligne prolifère grâce, notamment, à une situation de relative impunité et un anonymat confortable. Si le règlement de Tinder l’interdit strictement, la sanction de la suppression du compte est aisément contournable par la création d’un... nouveau, relate Slate dans un large article consacré à ce phénomène

Avantages d’internet

Les applications de rencontres présentent des avantages indéniables pour les prestataires : des relations tarifées plus rentables, plus de sécurité et plus de liberté. Elles fournissent aussi plus de renseignements aux clients, quant au profil désiré. En outre, confrontés, avec l’âge, à la difficulté de séduire quelqu’un de manière conventionnelle, “certains membres finissent par payer”, observe Vincent Rubio, chercheur en sciences sociales à l’université Paris-Nanterre. 

Relative impunité

Aucun système de coopération européenne de lutte contre le proxénétisme n’existe formellement, comment Slate. Et si, en France, par exemple, une loi prévoit une sanction pour le client, dans les faits, elle est rarement appliquée. 

“C’est clair qu’avec internet, c’est d’autant plus difficile pour nous”, admet David-Olivier Reverdy, secrétaire national adjoint du syndicat de police Alliance. La pénalisation des clients est “un artifice peu utilisé”, reconnaît-il, d’ailleurs : “On ne va pas faire la chasse aux mecs qui paient des prostituées, on a d’autres choses à faire. Ce qui est important, c’est la traite humaine, les obligations, le proxénétisme.”

L’article de Slate, à découvrir en entier ici.