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Le confinement met Internet “à rude épreuve”

Mise à jourAprès avoir été en contact téléphonique avec le CEO de Netflix mercredi, le commissaire européen en charge du Marché intérieur Thierry Breton poursuit ses contacts avec l'entreprise de streaming de contenu vidéo et va également contacter d'autres plateformes faisant usage d'internet, a indiqué la Commission jeudi.

En raison de la pandémie de coronavirus et du confinement, Internet est mis davantage à contribution.
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En raison de la pandémie de coronavirus et du confinement, Internet est mis davantage à contribution. © REUTERS

Thierry Breton souhaite que ce genre de services de diffusion de contenu (séries et films, par exemple) réduise temporairement la qualité standard des images pour ne pas surcharger le réseau. À cause de la pandémie de coronavirus, Internet est en effet mis davantage à contribution qu'habituellement, avec le confinement chez soi, le personnel en télétravail et les enfants qui ne fréquentent plus l'école, tandis que les étudiants du supérieur doivent suivre leurs cours en ligne. 

Infrastructures “mises à rude épreuve”

Les infrastructures peuvent donc "être mises à rude épreuve", avait rappelé le Français mercredi, après son coup de fil avec Reed Hastings. Pour réduire le débit en cas de visionnage de séries et films, et éviter donc une surcharge en parallèle du télétravail et de l'e-learning, le commissaire souhaiterait par exemple que Netflix propose la définition standard plutôt que la haute définition, éventuellement en fonction des heures de la journée.

Passer à la définition standard

"Pour sécuriser l'accès à Internet pour tous, passons à la définition standard lorsque la HD n'est pas nécessaire", a-t-il lancé sur Twitter avec le hashtag "#SwitchToStandard". L'utilisateur peut d'ailleurs lui aussi prendre cette initiative. La Commission attend justement des opérateurs télécoms qu'ils encouragent leurs clients à réduire leur consommation en optant par exemple pour une résolution plus basse quand ils consultent un contenu, et en privilégiant le Wi-Fi face à la 4G. 

Au niveau européen, les opérateurs indiquent avoir observé forcément une augmentation de la demande, mais assurent qu'il n'y a pas de congestion générale du réseau pour le moment.