Le jeu le plus difficile au monde

VideoPlus fort que les échecs ou le jeu de go, le jeu de cartes "Magic: The Gathering" déjoue les capacités de l'intelligence artificielle.

Avec ses 20.000 cartes, ses règles innombrables et évolutives, l'inattendu "Magic: The Gathering" ("Magic: L'Assemblée") remporte le titre honorifique du jeu le plus compliqué au monde. C'est du moins ce qu'affirme une équipe de chercheurs indépendants dans une étude relayée par le magazine spécialisé MIT Technology Review.

En effet, Alex Churchill, concepteur de jeux de société à Cambridge, Stella Biderman, mathématicienne à l'université de Géorgie, et Austin Herrick, analyste de données et codeur à l'université de Pennsylvanie, ont mesuré la complexité informatique de ce jeu de rôle inventé en 1993 et ont découvert qu'il était bien plus compliqué que le jeu de go ou les échecs. 

Pour en arriver à ce constat, les chercheurs ont codé les propriétés de chaque carte pour qu'elles puissent être assimilées par un ordinateur et lui permettre d'anticiper les coups, les pièges et les stratégies à adopter. Or, malgré ce savoir accumulé, l'ordinateur n'a pas été en mesure de déterminer le vainqueur des duels dont il était le spectateur. 

"C'est la première fois que le résultat d'un test démontre l'existence d'un jeu (réel) où il est impossible de déterminer la stratégie de la victoire. Ce n'est pas calculable", assure Alex Churchill, relayé par Slate. Le "nombre pharaonique de cartes" et "l'évolution permanente des règles" rendent la tâche impossible à l'intelligence artificielle. Pour le moment, du moins. 

L'article du MIT Technology Review (anglais).

Plein écran
© getty
  1. Les données personnelles de 49 millions "d'influenceurs" sur Instagram en accès libre sur internet

    Les données personnel­les de 49 millions "d'influen­ceurs" sur Instagram en accès libre sur internet

    Facebook a une nouvelle fois montré ses faiblesses en matière de protection des données personnelles de ses utilisateurs. Instagram, détenu par l’entreprise américaine, tentait ce 20 mai de comprendre comment les informations privées de plus de 49 millions d’usagers “influenceurs” du réseau de partage de photos avaient pu figurer dans une base de données non sécurisée.