Le “meurtre numérique” presque aussi grave que le meurtre réel

Quelle part de votre vie serait détruite si toute votre vie digitale prenait fin? Si vous pensez aux réseaux sociaux, réfléchissez au-delà: votre compte bancaire, votre numéro de sécurité sociale, de registre national, votre inscription dans les registres de la population, dans les listes d’électeurs, ...

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© Getty Images/iStockphoto

“Lorsque vous évaluez la quantité d’informations de votre quotidien qui se présente désormais sous forme numérique, vous réalisez que vous risquez de perdre énormément”, a déclaré Vint Cerf, vice-président de Google. 

Le “meurtre numérique” consiste en la planification d’une attaque ciblée contre une personne pour lui retirer sa vie numérique. D’un seul coup, cette personne devient sans papiers, apatride, sans le sou, sans aucune référence en matière de logement, d’emploi ou d’inscription sur les listes électorales.

Le danger d’une justice trop lente

“C’est une possibilité que les États ont le devoir d’envisager”, déclare le professeur de criminologie à la Birmingham City University, David Wilson. “Vivre à l’époque moderne, c’est être numérique, donc l’avenir du meurtre doit passer par l’éradication d’un être numérique. Les criminels vont de l’avant, innovent, exploitent et réussissent rapidement”. Pour ce professeur, la lenteur de la justice pénale est inquiétante. 

Deux types de cybercriminalité

Les forces de l’ordre sont aujourd’hui familières des attaques réalisées avec des appareils numériques , qui visent d’autres appareils numériques pour de la fraude ou du vol. Le problème devient plus délicat avec la destruction des identités numériques, qui a des conséquences bien réelles. 

“Certaines personnes ont déjà été tuées numériquement et cela leur a causé des problèmes”, explique Rebecca Herold, experte en confidentialité des informations. “Une compagnie d’assurance a été piratée et le statut d’une personne est passé de “vivante” à “morte”. Lorsqu’elle a voulu toucher des indemnités, la compagnie lui a dit que c’était impossible car elle était considérée comme morte”.

Tout comme les victimes d’usurpateurs d’identité, les victimes de “meurtre numérique” doivent s’armer de patience et de courage pour récupérer leurs données. Il existe encore très peu de lois en la matière.

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